mardi 28 avril 2009

Mexicoooo !!


On va tous mourir, couvrez-vous !

Sans plaisanter, avoir une capote sur le nez pour éviter une pandémie ne nous enivre que quelque peu. Surtout qu'on nage dans l'ignorance avec cette "grippe porcine". D'où vient-elle ? A quelle vitesse se propage-t-elle ? Quels remèdes avons-nous ?
C'est un cas de grippe porcine qui n'a pas encore été détecté sur des porcs, tout de même. Respect !

Par sécurité, on nous conseille de ne pas aller au Mexique, on met en zone de quarantaine tout un pays, hop. Là-bas, il s'effectue une prévention de masse : toujours porter le masque, se laver les mains le plus souvent possible, ne pas saluer les gens, fermeture de nombreux services publiques comme les écoles, et cætera... Il est sûr que dans de si grandes villes, où tout le monde croise tout le monde, une épidémie signifie un arrêt du temps. Plus personne ne bouge, chacun chez soi et les porcs seront bien gardés.

"Une grippe de tafiole" certains disent sur France Inter, d'autres comparent le nombre de morts : "les grippes ordinaires font plusieurs milliers de morts par an ; en revenant sans cesse sur cette grippe encore peu meurtrière, les journalistes jouent sur la psychose collective, rien d'autre".

En fin de compte, c'est une grippe et qu'elle soit pire que les autres ou non, ceci ne nous empêche pas de dormir le soir.

L'Afghanistan




Quand les Occidentaux pensent à l'Afghanistan, certains pensent à "terrorisme & guerre", d'autres à "pavot rouge".

Si ce n'est pas magnifique !

dimanche 26 avril 2009

In the Electric Mist


Ce film de Bertrand Tavernier est l'adaptation du livre "In the Electric Mist with Confederate Dead" de James Lee Burke.

Le récit se déroule en Louisiane, quelques mois après le passage dévastateur de Katrina. La mort d'une belle prostituée de 19 ans, le plus récent meurtre d'un probable tueur en série, pousse Dave Robicheaux (joué par Tommy Lee Jones) sur l'affaire la plus tenace de sa vie. Il navigue alors, tout au long de son enquête, entre le groupe mafieux de Julie "Baby Feet", entre le proxénétisme, entre la production hollywoodienne d'un film, entre les meurtres du Serial Killer, et entre ses hallucinations habitées par des soldats confédérés de la Guerre de Sécession.

Ce film est enrichissant sur plusieurs plans. Le premier étant la Louisiane, avec la vue du laborieux rétablissement après Katrina (Le gouffre entre riches et pauvres aux Etats-Unis nous frappe aux yeux en voyant la reconstruction des maisons appartenant aux classes moyennes ou pauvres...), de ses mœurs, de son climat, de ses paysages, etc... ; et le second étant le scénario original et la réalisation très réussite du film (qui ancre parfaitement la musique sur l'image, comme c'est le faire Tavernier).

mardi 14 avril 2009

Bangkok Dangerous


A peine le film est sorti en DVD et Blue-ray dans nos chers-magasins-qui-nous-apportent-et-nous prennent-tant, que la crise entre les Jaunes et les Rouges, après une mi-temps de quelques mois, reprend de plus belle à Bangkok.
Je ne ferais pas de comparaisons entre ce film relativement mauvais et banal (il y a une seule nouveauté face aux autres films actuels de tueur à gage : c'est un amour platonique avec une femme muette) et les soulèvements de Bangkok, mais il est vrai que leur coïncidence m'a tapé dans l'œil.

La Thaïlande est à l'honneur sur les télévisions françaises !
Qui n'a pas entendu parler de la "stabilité" de ce pays gouverné par un roi qui a déjà connu 17 tentatives de coups d'état ? Les affrontements politiques, et maintenant urbains, entre les Jaunes (les royalistes) et les Chemises Rouges (issues de classes sociales moins élevés) font peur au tourisme. Il y a des morts ; l'armée n'a pas pu s'empêcher de tirer des coups de feu.

Ce qui est marrant, et faut avoir un sens de l'humour particulier, c'est de voir qu'aux JT français, on parle des chemises rouges, et des morts, pour montrer : "Oh, ils sont méchants, les asiatiques". Mais à côté de ça, ils n'expliquent pas les causes de ces soulèvements ! C'est dommage, parce que s'il y a bien un truc d'intéressant, c'est cette lutte des classes sociales. Et je dis ceci sans être Marxien !
Non ! Eux, ils préfèrent s'attarder sur le nombre de morts, ça parle plus aux gens. Oui, les morts parlent ! Et c'est là où c'est drôle, puisque lorsqu'on regarde notre histoire, la révolution française surtout, on parle plus de la politique et des libertés instaurés que des milliers de morts causés.

Mais chez les étrangers, on parle toujours des morts, et pas trop de politique et de social. Pourquoi doooonc ? Il y a plusieurs possibilités...
Soit les journalistes n'y connaissent pas grand-chose (n'étant pas citoyens de ce pays, et donc peu capables de juger sa politique) et, préférant ne pas être attaquer pour mensonge ou partialité dans cette crise politique, se rabattent sur les chiffres et ce qui sautent aux yeux. (comme l'hémoglobine d'un manifestant qu'une balle nous envoie...)
Soit les Français sont considérés comme des crétins, et donc, parler avec les sentiments est plus simple que de leur parler avec des bidules-machins-chouettes politiques.

Tchao.

La démocratie


J'avais envie de recycler un ancien article que j'ai écrit un peu avant les présidentielles de 2007, dans un journal lycéen. Donc, je vous le retape sur ce blog, en l'actualisant un tout petit peu :
(il n'est pas si dépassé que cela, je trouve)


Attendez ? Qu'entends-je ? "La politique, c'est lourd ?" Ah, oui, ce n'est pas faux... Tout dépend de la manière dont on la considère. Si nos yeux hagards ne la voient transparaître que par de longs discours, oui, putain, que c'est lourd !
Mais si on la considère dans tout son ensemble : toutes ses nuances sont fascinantes ! La politique, cet art, peut passer de la baston générale à la fine psychologie. Il est tellement agréable de voir un politicien aller se faire voir par un autre, soit de manière forte, soit de manière subtile.
"Vous êtes un pauv' type, Mélanchon. [...] On serait au 19ème siècle, je vous provoquerais en duel, et je vous flinguerais. Et ce serait mérité !" dit Lellouche il y a une semaine à Mélanchon dans l'émission Riposte pour conclure leur désaccord sur leur vision respective de l'OTAN.
Voilà, un délire de passé...

La démocratie ! C'est magnifique comme mot, non ? Le pouvoir du peuple... Un pouvoir tellement immense qu'on ne le voit pas du tout, ou seulement quelques miettes.
Certains rétorqueront que seuls les dirigeants le voient, et d'autres devineront que même un président a peu de pouvoir. Oubliez les articles 11, 12 ou même le bon vieil article 16 ! Au final, le président n'est qu'un humain, comme nous. Et ses soient disantes décisions ne sont rien face à la globalisation de la planète... Et face aux manif' françaises... ... ...
On peut imaginer le métier de président comme tous les autres : on suit le mouvement de toute la machinerie environnante, et on prend quelques initiatives. En revanche, on a un petit sentiment de grandeur en plus, on peut aussi dire "J'aime la France" devant des millions de téléspectateurs, et puis voilà. Que ce soit nous, ou le président, le citoyen n'est pas un être politique, mais un parmi une multitude.
Chaque Français voit son potentiel de pouvoir politique défiler devant lui. Par démocratie, on peut penser, innocemment, qu'on aura notre mot à dire. Oui, au début, tout le monde pense : "Chouette, je vais pouvoir soumettre mon opinion !". Au final, on ne soumet que deux mots, un nom et un prénom, par le biais d'une urne, rouillée ou vitreuse.

"La principale préoccupation de la droite : garder le pouvoir. Mon plus grand désir : vous le rendre." Voilà du Mitterrand tout craché... Le premier grand politicien à dire que la démocratie roulait sur une roue voilée...
En fait, la démocratie est en crise dans ce pays. (Nan, nan. Sans blague ?) Certains des candidats essaient de redresser la pente par de faux discours. Simulacre que tout cela. La mode est de rattacher au mot "démocratie" des qualificatifs, pour la rendre plus véridiques. Oh, tiens ! Que vois-je : "Démocratie participative", comme si la démocratie n'était pas collective... Un autre pour la route : "Démocratie de proximité". Et ça repart : "Démocratie citoyenne"...
Tout ceci montre le manque d'idées de nos candidats, ou de solutions, du moins.
En revanche mes chers ! En revanche, chaque candidat promet de nombreuses réformes ! Et laisse penser qu'il veut voir le renouveau du "volontarisme politique". (quelle jolie expression...) Mais ce que les plus grands (de par la taille de leur parti) de ces candidats oublient c'est qu'ils sont libéraux, et ils laissent donc percer la mondialisation dans notre politique interne, ce qui supprime la plupart des marges de manœuvre pour ces "réformes"... Pigeon !

En fait, il y a démocratie au sein de son propre antipode : la mondialisation, qui est régie par le capitalisme, la dictature du profit. Et le "pouvoir du peuple" se transforme peu à peu en "pouvoir du bénéfice". Si la démocratie ne marche plus comme il le faut à cause de la "mondialisation", alors par conséquent, la mondialisation nous enlève un "pouvoir", elle entrave notre liberté.
"La volonté de peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics" proclame la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Tout ce qu'on voit, c'est que notre pouvoir politique diminue et que le capitalisme se propage. Cependant, les candidats aiment user de leur langue de bois pour nous faire croire à leur "utopie", qui est la joyeuse image de leurs propres intérêts.
Ils s'accusent les uns les autres. Et s'appuient sur des réformes constitutionnelles, comme si un faux "renforcement de pouvoir" du peuple pourra nous mener vers la "lumière"... En fait, avant de réformer. Il faut peut-être qu'on se réunisse tous ! (au lieu de virer les sans-papiers, par exemple, ou de s'envoyer des insultes entre candidats) C'est aussi une utopie. Mais il est très difficile de croire que de modifier des fonctions politiques locales va tout changer... Il est drôle de voir ce qu'on peut utiliser comme prétexte : l'insécurité, les privatisations, les réformes... Tout ceci n'est que la partie émergente de l'iceberg.

Les politiciens ne valent plus grand-chose dans ce contexte de la mondialisation. On vote pour du vent ! Par ailleurs, il y a de moins en moins de débats de fond. Chaque candidat veut être le maître d'un grand tout qui n' est qu'un grand vide : il n'y a plus de pouvoir, plus d'idéaux, plus de volonté, plus de discussions...

Mais n'oubliez pas : Votez ! ...



Voili, voilou, c'est terminé !
A plus.

Les insultes !

C'est beau, une insulte, non ?

La plus belle invention de l'Homme ! Une insulte n'est pas un mot ordinaire, c'est un "gros mot", un "énorme mot" même. Voire un colossal ou un gargantuesque !
Pourquoi ceci ? Parce que ce mot contient de tout. Mieux qu'un quelconque produit de lavage 4 en 1, l'insulte ne se satisfait pas d'aussi peu.

Prenons l'exemple d'un mot ordinaire : "Arbre". La plupart des mots renvoie à une idée précise, quand on nous dit "Arbre" (ou tree, 木, baum, شجرة, árbol, etc... La prononciation du mot n'est pas importante, c'est l'idée qui l'est), on pense à un objet végétal que ce soit un Acacia, un Platane ou autre.
"Arbre" nous fait donc penser à quelque chose que l'on connait bien, dont l'espèce le détermine presque entièrement. Notre cerveau s'est approprié son essence, comme on dit couramment.
Cependant, le mot "Connard" n'obéit pas à la même loi. Lorsqu'on qualifie quelqu'un de connard, on ne s'imagine pas un objet ou un être avec une essence particulière. Non ! Lorsqu'on gueule "Connard" à quelqu'un, on signifie potentiellement :
"Oui, toi, celui qui m'emmerde depuis des années, je n'aime pas ta gueule, et maintenant, tu as trouver le moyen de me piquer ma femme !"
Ou plus généralement, et plus poliment : "J'ai un sacré problème avec toi !"

C'est pour cela qu'il est "gros", ce mot ! Il contient tellement de choses... Il peut exprimer une image, un point de vue, et une myriade de sentiments comme la colère, le désespoir, la haine, la jalousie, etc...
Un mot quelconque comme "voiture" n'en fait pas autant.

Une très belle invention, donc. Un compactage d'émotions qui nous soulage lorsqu'on les hurle à tout va. Enfin, je ne le recommande pas non plus, puisqu'elle symbolise la violence animale qui est en nous, aussi.
Qui sait ce qui se cache derrière un aboiement ? Serait-ce une sorte d'insulte, un cri qui inclut aussi bien des émotions que des images et des jugements ?
Et à force de faire l'animal, on le devient. Le cerveau s'habitue rapidement...

Sur ce, au revoir.

20 ans...


Aujourd'hui, je change officiellement de dizaine.

Instantanément, d'hier à aujourd'hui, j'ai pris un an de plus ! Imaginez les milliards de cellules composant mon corps qui, le regard fixé sur leur horloge interne, attendaient impatiemment (le stress les gagnaient) de vieillir à la seconde près, à minuit pile.
Ca s'appelle un coup de vieux. Aïe ! Ton grand-père te tape sur l'épaule, ça fait mal...

Imaginez tous ces profils Facebook qui angoissent à l'idée de louper l'anniversaire de son créateur. Imaginez tous les amis qui paniquent à l'idée d'oublier l'anniversaire de l'autre. Heureusement, Facebook est là ! Il remplace ton agenda, il remplace l'humanité de l'anniversaire en le rendant automatique, les amis Facebook ont juste à envoyer une phrase en voyant le rappel de l'anniv'... Quel bonheur !


20 ans... Comme à mon habitude, pas de fête (de teuf, de boom, etc...) d'anniversaire, un simple repas au restaurant sera fait.

Que veux dire "fêter" un anniversaire, d'ailleurs ? Le célébrer, ou consommer plus ? Oui, parce que fêter veut dire, de nos jours (dans cette société actuelle, précisément), consommer. En tout cas, c'est comme ceci que se passent les choses la plupart du temps.
Wahou ! Tu fais une fête ! Mais c'est génial ! Tu consommes plus que les autres jours ! Trop cool, j'y arrive pas, moi ! Comment tu féééééé ?
Consommer apporte le bonheur. Eh oui ! Au point où, parfois, on se demande comment on pourrait être heureux sans consommer.

Pour étayer ce que je dis, je signale qu'aujourd'hui, j'ai reçu une place de cinéma gratuite (juste pour cette journée) de la part de Gaumont. Et Virgin megastore, très attentionné comme à son habitude, m'offre quelques bons d'achat. C'est la joie ! Vive mon anniversaire !
L'anniversaire devient une façon d'économiser de l'argent, c'est assez loin de sa signification première, non ?


Allez, zou, byebye.