mardi 3 mai 2011

Thor

Je vais prendre beaucoup de plaisir à commenter ce film. Oui, parce qu’il faut reconnaître que c’est un film. Il y a des acteurs, des caméras, des scènes… Et il y a même un distributeur. Pour dire.

Quelle n’est pas ma joie, chers lecteurs, de vous parler de ce chef d’œuvre Hollywoodien ! Car dans ce film, il y a tout le meilleur de l’industrie cinématographique. On y retrouve la pureté stylistique des premiers Power Rangers, la légèreté et finesse de Vin Diesel, l’intelligence des répliques de Jean-Claude van Damme, et le sens de l’autodérision de Chuck Norris… On y retrouve même le talent de Quentin Tarantino qui brille par son profond absentéisme. Tout ceci, évidemment, comme de plus en plus, est enrichi par la sous-culture geek, telle que Facebook et Apple qui croquent un bon morceau du film.

Est-il vraiment nécessaire que je vous fasse un bref résumé du film, alors que la bande-annonce, en trente secondes, vous résume toutes les facettes du scénario ? Soit… L'histoire d'un dieu banni sur terre après la traitrise de son frère. Si je devais ajouter une critique constructive à la narration, je dirais que la façon qu’a choisie le réalisateur pour aborder les mythologies scandinaves fut tellement bien pensée, qu’à côté, un Stargate semble réaliste avec ces dieux égyptiens.

Tout ce que j’espère est que le prochain film traitant des Avengers, c'est-à-dire Captain America, soit d’une réalisation relativement plus réfléchie, et crédible...


PS : ceci est un pastiche de Gaspard Proust.

mercredi 30 mars 2011

Le Bardot des mots

Petit texte oral de François Morel, retranscrit par mes soins :

"Comme l’oryx de Libye, l’ours blanc, l’hippopotame, ou la gazelle du désert, les mots sont une espèce en voie d’extinction. Petit à petit, sans qu’on n’y prenne garde, des mots meurent, dans l’indifférence générale. On devrait se recueillir sur la tombe du mot inconnu, tombé au champ d’honneur de nos conversations frivoles. On devrait rendre hommage aux mots, qui n’ont pas démérité, mais qui disparaissent un jour parce qu’ils ne servent plus à rien, ni à personne.

Les mots sont une catégorie en voie d’exclusion. C’est la crise, on n’y peut rien. Les mots sont au chômage quand on ne les emploie plus, et finissent par mourir sur le trottoir de nos indifférences. Sur des cartons pathétiques, on peut lire des appels au secours : "Cénobiarque", oublié. "Calomniographe", inemployé. "Grimauderie", sans ressources. C’est triste, je sais bien. Mais que voulez-vous ? On est tellement sollicité... On ne les regarde même plus, ces mots à l’agonie.
Le ciel, plus jamais, ne sera nubileux…"

samedi 13 novembre 2010

Potiche

Un film français, pour changer… Et le tout dernier de François Ozon, en plus. Avec le grand Luchini dont la verve me laisse toujours aussi béat !

En 78, alors que les grèves font rage dans une usine de province, l’histoire se focalise sur la famille du patron tyrannique. Ce cadre permet d’aborder, avec un grand humour, les différents thèmes politiques des 70’s comme le féminisme et les conditions prolétaires.

Voilà un des rares films où toute la salle riait à pleine larme, bien que la finesse de l’humour utilisée ici fût étrangère à la facilité d’autres films que je ne nommerais pas (pour ne pas faire de tort à Youn & Co, évidemment). Toutes générations confondues, (à ma droite, un jeune couple hippie, à ma gauche, des sexagénaires) se poilaient, se fendaient la gueule, voire s’esclaffaient à n’en plus entendre les dialogues. (J’exagère « a little »)

Pour information, les dernières fois que je vécu ceci, et Dieu seul sait que je passe du temps dans les salles de cinéma, fut lors des projections de « Looking for Eric » et de « Whatever Works ». Deux très bons moments inoubliables.

Inspirés d’une pièce de théâtre, les dialogues ont été fabuleusement écrits et agencés. Nous naviguions toujours entre la rive théâtrale et l'océan cinématographique, donnant un air très sympathique à l'ensemble. Et il nous gâta en surprise, le bougre ! Un Vaudeville où les quiproquos ne sont pas attendus, c'est rare. Et je n'ai presque rien vu venir !
De plus, Ozon est arrivé à faire écho à notre temps dans ce monde si kitsch. De nombreuses références, à Sarkozy notamment, se sont fondues dans le décor sans qu'il y ait d'anachronismes. La différence d'époque ne gêna en rien la compréhension, mais rajouta plutôt une touche d'exotisme très plaisante.
Côté mise en scène, Ozon a fait un grand travail tant sur les plans que sur la vivacité des acteurs. Acteurs jouant parfaitement, évidemment ! Et la subtilité du jeu de Catherine Deneuve était hallucinante. C'est ha-llu-ciinant ! dirait Luchini.

Un très bon film franchouillard, à mon humble avis.

dimanche 17 octobre 2010

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu

Ce dernier film de Woody Allen est l’archétype de son travail. On y retrouve, comme d'habitude, des personnages à foison et complexes, des scènes décalées et implicitement moralisatrices, et des plans de caméra si voyeuristes. Tout ce qui fait ses recettes favorites, en bref.

Un grand film pour les amateurs du style !

Cependant, (eh oui, il y a un gros "Cependant", comme dans la plupart des critiques !) on y rencontre aussi les trames singulières de ces anciens chefs d’œuvre, notamment Match Point, Vicky Cristina Barcelona, et Whatever Works. Ce dernier film est dans la même lignée, et reprend carrément leurs éléments de scénario. Il y a toujours le dragueur criminel et la noirceur de MP, la femme naïve et le comique de WW, le libertinage et la clarté de VCB ; tout ceci dans un cadre peu novateur et vieillissant (et le pire : British ! ...). Oh my God !

C’est ce qui me pousse à dire que ce Woody Allen n’a rien d’original. C’est un Woody Allen, point. Rien de nouveau à l’horizon. Bien que ce soit un très bon film, un adepte de ce réalisateur n'y croisera que du déjà-vu.

dimanche 27 juin 2010

Kick-ass


D’une légèreté comique, d’un gore burlesque, d’un cynisme ahurissant, et d’une violence hors-norme, Kick-Ass s’affiche au sommet des films Marvel.

D’un un style proche de Sin City ou The Spirit, il abandonne pourtant le traitement d’images artistique pour une image ordinaire – et moins nette que les blockbusters 2D/3D sortis ou à venir...
La force du film réside dans son côté sans tabous et faux-semblant. Les acteurs ne sont pas des tops-model, l’image n’est pas retouchée. Chose rare dans un film américain grand-public : il y a des obèses.
Cependant, il n’est pas réaliste, et il se l’interdit. En intensifiant très largement la cruauté du monde et en rendant la violence burlesque, comme le massacre au Katana sur un air enfantin, il balaye le réalisme pour offrir un divertissement sans garde-fou qui peut faire dégouter de la violence cinématographique.


samedi 3 octobre 2009

Thirst !


Ce (très bon) film de Park Chan-Wook confirme sa maîtrise cinématographique en matière de "n'importe quoi esthétique".

Évidemment, c'est ENCORE un film de vampires, à croire que la mode s'attache aux créatures sanguinaires pour changer des super-héros. Entre Buffy (la guerrière blondasse), Twilight (les crétins amoureux), et Dracula (la belle et le miteux), il y manquait un film avec une envergure artistique, gore, psychologique, et humoristique.
Outre la satisfaction de ces exigences, je trouve l'histoire plutôt originale, pour le coup. Sûrement parce qu'elle se passe en Corée dans la maison de monsieur-tout-le-monde (ce qui n'est pas banal pour les vampires des vieux et profonds châteaux scandinaves) et que le vampire en question est un moine voulant rendre service à l'humanité.

Quand les Dieux buvaient...

Voici une série géniale !

Elle est constituée de quatre livres, et de deux tomes en format de poche (réunissant chacun deux livres, logique). Le premier tome est meilleur que le second, mais allez voir le niveau du premier pour relativiser la comparaison !
A part quelques passages lents, le lecteur ne peut pas s'ennuyait en les lisant : des descriptions courtes mais bien pensées, des remarques du narrateur tordantes, des dialogues amusants, une histoire originale, une action qui s'enchaîne rapidement souvent par des mises en écriture (mises en scène littéraires) inédites, etc...

Je ne peux pas dire s'ils sont aussi bons que du Terry Pratchett, mais ils sont quand même fichtrement déjantés.


jeudi 1 octobre 2009

The Hurt Locker


J'avoue qu'il y a quelques temps que je n'ai pas fait de bonnes critiques cinématographiques... Bonne, au niveau "enthousiasme", et non littéraire (parce qu'elles sont sûrement toutes pourries dans ce cas-ci, je ne suis pas un as de l'écriture). Mais cette fois-ci, en voilà une bonne !!

Démineurs (The Hurt Locker) est un film que j'ai "trop kiffé de la balle". Comme le disait un critique du New York Times : "Un suspense insoutenable", décrit parfaitement ce film – c'est son moule de fabrication.

"The Hurt Locker" n'a pas vraiment d'histoire, il se contente de mettre en scène plusieurs missions d'une escouade de déminage en Irak. En plus de créer du suspense, celles-ci permettent de connaître les différents protagonistes, mieux les comprendre psychologiquement, sentir leur stress, montrer les horreurs de la guerre, et enfin, servir d'exemple à la citation introduisant le film : "La guerre est une drogue".

Les plans, souvent pris avec la caméra à l'épaule pour plus de réalisme, sont très réussis et toujours réalisés de manière à s'identifier aux soldats et à instaurer un suspense. L'aspect psychologique est franchement bien tourné pour nous faire comprendre ce qu'il y a dans la tête des personnages avec quelques gestes, mimiques et paroles.
Excellent ! Évidemment, il est fait pour les adeptes de films de guerre. Ce n'est vraiment pas un film où tout est rose, mais plutôt désertique, rouge et noir.

District 9







— Dis : "strict".
— Strict !
— Nein ! Pas comme ça.
— Comment, alors ?
— District 9.










Voilà un film qui est... Euh... Qui donne de la matière à commenter.

Grosso modo, c'est de la science-fiction qui retourne au source (pendant une bonne partie du film) à l'aide d'une pompe hydraulique made in USA d'une puissance de 900 MegaWatts.
La source étant le but élémentaire, la graine philosophique, de la science-fiction, en considérant que la science-fiction fut créée pour divertir, certes, mais aussi pour pointer du doigt les défauts du genre humain. Les Uchronies, les inventions farfelues, les futurs apocalyptiques ou tout simplement les space-operas, qui couvrent les pages de nos bibliothèques, ne servent-ils pas, par le biais d'un élément extérieur, différent de notre réalité, à mettre en relief un trait de l'humanité ? Tels les contes philosophiques de Voltaire, qui par des péripéties alambiquées mènent à une morale.

En bref, District 9 essaie d'entrer dans cette dimension philosophique, d'une manière plus tranchante que Star Wars (réputé pour son côté manichéen très profond : "la haine te rend plus fort, mais te rend aussi solitaire. L'amitié, la compassion, l'union sont les vraies forces"), mais beaucoup moins subtile en ancrant dans la salle l'amère vérité, quelque peu exagérée et pessimiste : "L'Homme est un vrai connard et un sacré xénophobe, on ne peut rien y faire." Et durant 1h50 de film, d'innombrables exemples de cette fatalité nous sont servis, à en démoraliser un Clown.
Quelle morale appétissante...
D'ailleurs, avec toutes ces guerres ayant fait des milliards de morts depuis le début de l'âge de Bronze, avec ces siècles d'esclavage et de génocides, on ne se doutait pas (mais alors pas du tout, hein !) que l'Homme était un méchant salaud intolérant... Nul besoin de nous le rappeler sans cesse au cinéma, il suffit d'ouvrir un livre d'histoire, ou de regarder les news internationales.

Outre cette morale, l'histoire m'a fait penser au film "La mouche" de David Cronenberg (1986), puisque le protagoniste se transforme peu à peu en crevette extraterrestre (pour changer de la vulgaire mouche) et essaie de contrecarrer sa métamorphose. Rien de très glorieux... Aucune pensée métaphysique lui vient à part l'insondable expression : "Fuck ! Fuck ! Fuck !", le maître mot de l'homme sensé.

Du côté graphique, caméra à l'épaule dans le style du reportage, les extraterrestres sont d'un réalisme bluffant, les armes assez coquettes. Le monde futuriste au milieu de l'Afrique est très artistique. Et pour tout ceux qui aiment bien voir des connards joués par des acteurs (qui ne le sont peut-être pas), dans un contexte futuriste, dans un déluge d'effets spéciaux, et sous une pluie de "What the fuck, man !?!", ce film est pour vous. Pour les autres, passez votre chemin.

Bye Bye.

lundi 24 août 2009

Numéro 9

Voici l'histoire de 9 chiffres, 9 figures (en anglais, pour le jeu de mots), qui se baladent dans les basses ruines d'un monde post-apocalyptique. Ce film, produit (mais pas réalisé) par Tim Burton, a un design fantastique et très recherché, mais n'est au fond (du gouffre) que du vent.

Ci-jointes, des images pour contempler l'œuvre graphique de ce film, en HD quand vous cliquez dessus (comme d'habitude, en fait) :

Évidemment, les photos sont alléchantes. Mais elles n'ont aucun fond.

Ayant créé une sorte de Skynet (dans Terminator) qui provoque l'apocalypse, un chercheur produit en dernier recourt quelques poupées censées incarner une partie de son âme pour sauver le monde. Ce qui est totalement aberrant :
Primo, apparemment, il n'avait plus grand-chose dans son laboratoire et s'est mis à la couture. Question : comment une chose en toile de bure ou de velours peut affronter des petits Terminators. Réponse : l'inventeur avait trop fumé la veille pour penser correctement.
Secundo, chaque poupée possède un neuvième de l'âme du créateur, donc sûrement une facette distincte. Les figures ont une personnalité tellement peu élaborée que c'est difficile à croire. Il y a une brute, un peureux et salaud, deux timides, et les cinq autres se ressemblent.
Tertio, après avoir détruit "Skynet version Drône de Matrix", ce qui est déjà remarquable pour des bouts de tissus, comment vont-ils recréer un monde ? En fondant de nouveau la société Barby ? Le film se termine là, le spectateur n'a aucune réponse, il est laissé sur sa faim et sur sa fin.
Si c'était un conte pour enfant, ces absurdités passeraient car le réalisme serait mis de côté. Le problème est que ce n'est pas du tout le cas. C'est une fiction qui veut se cramponner à une réalité dont on ne voit pas la cohérence, malheureusement. Il hésite entre deux concepts très différents. Une hésitation qui fait tâche !
A croire que le design a été créé en premier, puis qu'une histoire s'est greffée par dessus pour justifier le style graphique... Le réalisateur s'y est pris à l'envers.

En bref, un film graphiquement superbe, inintéressant en histoire, mais plutôt divertissant au final.

In Vodka Veritas


Je recopie dans ce billet un article (écrit par le philosophe anglais Roger Scruton dans la revue Standpoint en Juin 2009 et traduit en français dans Philosophie Magazine en Juillet 2009) qui a le mérite ou le déshonneur de refléter plus ou moins ma manière de pensée sur le phénomène que j'appelle "l'alcoolisme sans conscience de ce putain de bordel environnant" ou autres insanités qui viennent à l'esprit.

Bref:
Si vous souhaitez comprendre le phénomène de "binge drinking" [qui consiste à se réunir occasionnellement pour boire des quantités massives d'alcool dans un lieu public, NDLR] et ce dont il témoigne, je crois qu'il faut partir de la réflexion suivante :
Lorsque des gens s'asseyent ensemble sur une place publique – une place dont personne n'est le souverain, mais où chacun se sent chez lui –, et lorsque ces personnes passent la soirée ensemble, à siroter des boissons grâce auxquelles l'esprit du lieu est mémorisé et magnifié, à fumer dans certains cas, sans craindre de troquer les bénéfices incertains de la longévité pour les joies assurées de la camaraderie, ils répètent dans leur âme l'accord originel, l'acte grâce auquel notre espèce s'est mise sur le chemin de la civilisation à travers la loi et l'ordre.
Quand, en revanche, des gens sifflent leurs boissons sans intérêt pour leurs voisins, sauf à se considérer tous comme les membres égaux d'une tribu sauvage de chasseurs-cueilleurs, quand leur intérêt est de parvenir à l'ivresse et quand l'acte de boire n'est ni savouré ni compris, alors ils en reviennent à ce temps d'avant la civilisation où la vie était solitaire, pauvre, brutale, vicieuse et courte. On le comprend, une telle manière de boire conduit à un sentiment belliqueux à l'égard de tous les signes environnants de stabilité, à un besoin impérieux de frapper et de détruire pour remplacer le monde ordonné des maisons, des rues et des immeubles publics par un vaste terrain vague où seuls les ivrognes seraient chez eux. Ce type de cuite peut ressembler à un acte communautaire. En réalité, c'est un acte de solitude collective, dans lequel le dieu des puritains modernes, le Moi, règne sans partage.

Voilà.
Il en fait sûrement en peu trop sur le caractère destructeur, mais la fin est impeccable.

jeudi 20 août 2009

Inglourious Basterds

Le Tarantino que j'avais tant attendu est enfin arrivé. Et j'ai pu le voir dès le jour de sa sortie, alors que dehors la chaleur en dégonflait plus d'un, je me suis rafraîchi dans une salle de cinéma.

Outre les dialogues sublimes, réfléchis, souvent aux idées haineuses mais rendues risibles dans la foulée, le choix du dialecte en fait un film rare. Un film trilingue : il y a presque autant de français, que d'allemand et que d'anglais durant ce long-métrage (et une pointe d'italien qui peut donner un fou rire à plus d'un). L'allemand n'est pas caricaturé dans cette comédie, le français non plus, seul l'accent américain du Tennessee l'est (ironie du sort) par le jeu brillant de notre Bastard préféré : Brad Pitt.

Les caméras de Tarantino sélectionnent les vues avec une plume toujours aussi particulière et passionnante. Et ne censurent rien : les quelques fusillades et combats rapprochés n'ont pas peur de la chair et de l'hémoglobine. Un verre de lait, un gâteau, une cigarette ont aussi bien le droit à un gros plan qu'un acteur pour offrir des sensations choquantes ou artistiques aux spectateurs.

Le récit, bien que très classique, est une fiction qui n'a pas peur de piétiner l'Histoire, et qui ainsi imprègne la fin d'un suspens (contrairement à Walkyrie, par exemple). Il permet aussi d'éparpiller des centaines de références culturelles en tout genre.

Un film que je conseille, mais qui n'est vraiment pas fait pour les plus jeunes, comme n'importe quel Tarantino.

jeudi 13 août 2009

Pris sous son aile... Pris dans ses griffes.


Il y a des Amours bien différents dans notre petite vie.

Bonne Année !

Rien de mieux que la mi-août pour fêter une nouvelle année... Je voulais le faire le 1er Juillet, mais j'ai oublié.
Alors :

Bonne Année, et bonne santé !

Et ce jusqu'à une date indéterminée.
(j'ai quelques problèmes quant à savoir la durée d'un souhait de bonheur)
(Hermione, viens là ! Combien de temps dure un sort de Felix Anno Felicis à ton avis ?)
(Quoi ?!? Entre treize jours et une vie entière de Mathusalem ? Sacrée J.K. Rowling ! Où va-t-elle chercher ça ! C'est tellement ORIGINALE !)


mercredi 8 juillet 2009

The Years Of Rice And Salt


“The Years Of Rice And Salt” est un roman écrit par le célèbre Kim Stanley Robinson, auteur de la trilogie Mars (la rouge, la verte et la bleue).
C’est une fiction qui s’inscrit dans le genre de l’uchronie, c’est-à-dire une réécriture de l’Histoire à partir d’un point de départ. Dans ce livre, le pivot est la peste… Et si la peste noire avait entièrement décimé l’Europe ?

Son titre est traduit très fidèlement en français par “Chroniques des années noires”. Cette traduction me laisse dubitatif… Pourquoi, parce que la vieille Europe est entièrement détruite par la peste, et que les musulmans colonisent les terres jadis occupées par les bons vieux chrétiens, ces années deviennent-elles noires ?
Beurres ! Peut-être… Mais noires ? Non ! En plus d’être relativement péjoratif, ça ne colle pas avec le déroulement de l’Histoire.
En revanche, je comprends bien que “Les Années de Riz et de Sel” n’aurait pas beaucoup attiré l’œil des lecteurs potentiels. Il aurait été un titre subtil et mystérieux, trop subtil même, qui faisait référence aux tâches principales des peuples orientaux : cultiver le riz et ramasser le sel. Mais l'éditeur français préféra le nombre de vente à une quelconque subtilité...


J’ai trouvé le monde raconté plus poétique que le nôtre, tout en étant réaliste.
Il s’y passe également, certes, une guerre mondiale. Une sorte de longue guerre froide qui se réchauffe au point d’exploser entre les deux blocs : musulmans contre chinois. Avec l’Inde et l’Amérique entre les deux.
Mais la plus grande différence, que je trouve très belle, c’est que les Indiens d’Amérique et les Inkas n’ont pas été éradiqués. Les japonais, les chinois, et les musulmans furent moins primitifs et plus ouverts d’esprit que les chrétiens dans cette réalité alternative, et préférèrent le commerce au génocide... Les Américains ont donc leurs propres pays, puissants même, car isolés des conflits tout en étant aidés par les premiers colons. (même si les maladies apportés furent au début assez dévastatrices)
L'amour loué par le Soufisme qui se mélange aux Jihads politiques. Les découvertes qui s'expliquent par le Yin et le Yang. L'époque des Lumières qui se déroule chez les philosophes Indiens à Travancore. La guerre entre des concepts totalement différents, monothéiste contre confucianisme. Tout ceci donne une dimension à l'Histoire aussi violente que la nôtre, mais plus attrayante également ; tout semble moins terre à terre.

L’Histoire est racontée de façon très originale. Elle est décrite petit à petit par les réincarnations successives de trois protagonistes appartenant à une même jāti (groupe dont les vies sont toujours liées à chaque réincarnation). Un coup, l’âme d’un des héros sera un esclave nègre, puis un autre coup, une sultane, puis un alchimiste, puis samouraï, etc… Toujours les mêmes héros mais dans des conditions et des époques différentes.

Je classe ce livre dans la catégorie “impressionnante”. Le savoir à emmagasiner pour écrire une telle œuvre est colossal. Connaître assez bien les cultures orientales au point de prédire de manière réaliste comment elles auraient pu évoluer sans la complicité des occidentaux est un travail mental qui me laisse admiratif !
Un vrai casse-tête plein de génie, et passionnant à réaliser.

Je vous ai sélectionné quelques passages qui révèlent une partie du travail impressionnant demandé… Un travail beaucoup plus impressionnant que la saga Twilight en tout cas… (no comment)

Un protagoniste, dans une vie chinoise, apprend le miwok, une des langues des Indiens d'Amérique :

Bonton d'Or parlait plutôt bien le chinois maintenant, et avait appris à I-Chin tout le miwok dont elle se souvenait encore. I-Chin avait noté chaque mot dans un dictionnaire, en prévision des éventuelles futures expéditions vers la nouvelle île. C’était intéressant, disait-il à Kheim, parce que d’ordinaire il se contentait de choisir les idéogrammes ou combinaison d’idéogrammes qui ressemblaient le plus au mot miwok prononcé devant lui, et rédigeait une définition aussi précise que possible du sens miwok, en fonction de la source d’information. Seulement voilà, en lisant les idéogrammes pour prononcer ce mot, il était impossible de ne pas entendre en même temps leur sens chinois, de telle sorte que le vocabulaire miwok devenait un ensemble d’homonymes supplémentaires à ajouter à la quantité déjà gigantesque de vocables chinois.
De nombreux symboles littéraires ou religieux chinois reposaient sur des homonymies de pur hasard, qui produisaient d'heureuses connexions métaphoriques. Ainsi, par exemple, le dixième jour de mois, shi, était aussi l'anniversaire de la pierre, shi. [...] A présent, pour I-Chin, le mot miwok qui voulait dire "rentrer à la maison" ressemblait à wu ya, cinq canards, tandis que le miwok "nager" ressemblait à Peng-zu, ce personnage de légende qui avait vécu huit cents ans. Alors il chantait "cinq canards rentrant à la maison, cela ne prend que huit cent ans", ou "je vais sauter par dessus bord et devenir peng-zu", et Bouton d'Or riait aux larmes.

Un petit cours de physique fondamentale :

Un jour, Idelba essaya d’expliquer à Budur et à ses sœurs de quel genre de problème il s’agissait, à l’aide d’un tableau noir et d’une craie.
— Les atomes ont des coquilles, comme les sphères que l’on voit dans les cieux des vieux dessins. Ces coquilles entourent le centre de chaque atome, qui est petit mais lourd. Trois genre de particules s’agglutinent dans le cœur de l’atome ; certains sont chargés de yang, d’autres de yin, et les dernières sont neutres chacune a des degrés diverses. Elles sont reliées entre elles par une très grande force, extrêmement puissante, mais également très localisée, et qui diminue très vite quand on s’éloigne du cœur de l’atome.
— Comme dans un harem, commenta Yasmina.
— Oui, si tu veux. En fait, c’est plutôt comme la gravité. Mais, de toute façon, il y a une sorte de répulsion ki entre chacune des particules, que cette force contrebalance, créant une sorte de compétition entre elles deux, et – grossièrement – les autres forces existantes. Maintenant, certains métaux très lourds sont composés de tellement de particules qu’un certain nombre parviennent à s’échapper, une par une. Ces particules en fuite laissent une trace caractéristique derrière elles, à des vitesses distinctes. Là-bas, à Nasra, ils ont obtenu des résultats étranges à partir d’un métal particulièrement lourd, un élément plus lourd encore que l’or, en fait, le plus lourd des éléments connus jusqu’à ce jour, appelé l’alactin. Ils bombardent de particules neutres, et obtiennent des résultats vraiment étranges, sur tous les plans, et très difficiles à expliquer. Le cœur lourd de cet élément semble instable.
— Comme Yasmina !
— Oui, bravo, c’est très intéressant que tu dises ça, parce que même si ce n’est pas vrai, cela illustre parfaitement cette manie que l’on a de toujours chercher un moyen de se représenter ces choses qui sont si petites qu’on ne peut pas les voir.
Elle se tourna vers le tableau noir, puis revint à ses étudiantes – qui n’avaient rien compris.

Et puis, l’auteur philosophe sur sa propre œuvre, sur l’Histoire et toutes ses possibilités, par l’intermédiaire d’une féministe musulmane :

Elle aspira une longue bouffée de sa cigarette et fit la grimace.
— Aïe, mal au ventre ! Ha ! L’histoire, jusqu’à présent, c’est un peu comme les règles des femmes, un ovule de possibilités, caché dans ce que la vie a de plus ordinaire, où des hordes de petits barbares lui donnent l’assaut, s’efforcent de le trouver, échouent, se bagarrent les uns contre les autres – jusqu’à ce qu’un putain de flot de sang foute en l’air tout espoir d’y arriver. Après quoi, il n’y a plus qu’à recommencer.
Budur gloussa, choquée et amusée. Jamais cette pensée ne lui avait traversé l’esprit.
Kirana partit d’un rire espiègle en la voyant réagir.
— L’œuf rouge, dit-elle. Le sang de la vie… Le problème c’est : les hordes de spermatozoïdes parviendront-elles à l’œuf ? L’un deux parviendra-t-il à prendre la tête, et à féconder la graine, pour que la Terre tombe enceinte ? Ne naîtra-t-il donc jamais de civilisation digne de ce nom ? Ou l’histoire est-elle condamnée à mourir vieille fille ?
Elles rirent ensemble, Budur avec gêne, pour bien des raisons.
— Il lui faudra choisir le bon partenaire, se risqua-t-elle à dire.

Ou encore :

— Tout cela est tellement vain, lança Kirana. Et si cela s’était passé, et si ce n’était pas arrivé, et si la Horde d’Or avait enfoncé le corridor de Gansu dès le début de la Longue Guerre, et si les Japonais avaient attaqué la Chine juste après avoir repris le Japon, et si les Ming avaient gardé la Flotte des trésors, et si nous avions découvert et conquis le Yingzhou (N.D.B : l’Amérique), et si Alexandre le Grand n’était pas mort si jeune, et si, et si… Les choses auraient été tellement différentes, et pourtant, tout cela reste vain. Et ces historiens, qui parlent de se servir de l’histoire parallèle pour étayer leurs théories, sont tellement ridicules. Parce que personne ne sait pourquoi les choses arrivent, vous comprenez ? Tout peut découler de tout. Même l’histoire, la vraie, ne nous apprend rien. Parce que nous ne savons pas si l’histoire est sensible au point que, faute d’un clou, une civilisation se serait effondrée, ou si, au contraire, nos actes les plus lourds de signification ne sont pas que des pétales dans un raz de marée, ou les deux à la fois, ou si la vérité n’est pas quelque part entre les deux. Nous ne savons pas, c’est tout ce que l’on peut dire. Et les “et si” ne nous aideront pas à y voir plus clair.
— Pourquoi les gens les apprécient-ils autant ?
Kirana haussa les épaules et s’alluma une cigarette :
— Parce qu’il aiment les histoires.

mardi 23 juin 2009

Looking for Eric


Franchement, si vous aimez l'auto-dérision des footballeurs, allez voir ce film illico presto.

Un Cantona magistral !

TYR



TYR est un groupe féroïen de Viking metal. Le Viking metal est une sous-genre du folk metal, qui est, dans le cas de ce groupe, du heavy metal inspirés par les chants traditionnels des îles Féroé et de la mythologie nordique.
TYR, vient du nom du dieu nordique Týr, dieu de la guerre, l'équivalent du Mars romain. (et ça repart)

J'espère que vous apprécierez le style de cette chanson, "Sinklars Visa".

lundi 22 juin 2009

Iron Maiden : Flight 666


Excellent ! Un film qui m'a apporté rêves, rire et admiration.

De l'admiration, parce que ce film montre la plus grande tournée jamais faite jusqu'à ce jour :
23 concerts sur 5 continents différents effectués sur 80 000 kilomètres de vol, avec un concert tous les 2 jours en moyenne.
Le groupe a customisé un Boeing 757 capable de transporter à lui seul tout le matériel nécessaire pour organiser les concerts (il a fallut pour cela faire appel à plusieurs ingénieurs pour modifier l'avion et trouver des solutions de rangement efficaces)
Le chanteur du groupe, Bruce, pilote lui-même le 757, nommé Ed Force One.
Même dans des conditions difficiles (décalage horaire, climat, maladies), ils arrivent à donner au public des concerts parfaits.

Du rire, grâce à l'humour de Nicko, le batteur, qui a dû être humoriste dans une autre vie. Et aussi grâce aux situations originales qu'a impliquées cette tournée :
Étant donné que l'avion Ed Force One porte le numéro 666 pour tous ces vols, il y a des dialogues géniaux (des délires plutôt) avec la tour de contrôle et le copilote, comme :
- Climb to 5300 and clear direct to tango tango mike. Five star 666, dit le contrôleur aérien.
- Six, six, six, the number of the beast, répond le copilote.
- You got it !

Et des rêves, puisque ce film dépeint un groupe de rock aux habitudes qui font fantasmer :
Nicko et Dave jouent presque tout le temps entre les concerts aux golfs, ce qui fait que dans une tournée de cette envergure, ils ont pu jouer en Australie, en Inde, au Costa Rica, etc..., à leur sport favori. Tant de paysages magnifiques !
Le groupe fait du tourisme, et signe des milliers d'auto-graphe de fans venant de "pays en développement". C'est un des seuls grands groupes occidentaux qui osent faire des concerts dans ces régions là du monde.


Un film que je conseille, au moins pour admirer toute la logistique régnant derrière une telle tournée.

Millenium

N'étant pas du genre à lire tous les livres à la mode, j'ai préféré aller voir au cinéma "Les hommes qui n'aimaient pas les femmes", le premier volume de la série Millénium écrit par feu Stieg Larssons (mort d'une crise cardiaque peu avant le succès de son œuvre, ayez pitié de son âme), au lieu de me plonger tête baissée dans ce livre (pendant largement plus de deux heures : la durée du film).

C'est un très bon film.
On se laisse prendre par l'intrigue tout du long, surtout grâce à la gothique Lisbeth Salander qui est incroyable : le jeu de Noomi Rapace est parfait. Et puis, contrairement aux films américains, certains tabous sexuels ne sont pas de rigueur : on voit des parties féminines bien placées. Cela change ! En fait, "exotique" qualifierait bien ce film pour moi. Les choix de la mise en scène, les paysages, les acteurs qui ne sont pas des tops modèles, différencient en bien ce film des polards standards américains, et même français.

Je regrette néanmoins (et je chipote) le style de l'affiche française qui reprend austèrement le style de la maison de publication ACTES SUD. Certes, le film est sobre, sombre, et sanglant, donc le style correspond, mais elle est en désaccord parfait avec l'affiche Suédoise beaucoup plus mystérieuse et lumineuse à la fois. J'aurais préféré un détachement avec la publication française du livre, et un rapprochement avec les choix de la production suédoise.


J'allais oublier de mettre ce lien : http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/04/17/les-bourdes-de-millenium qui ne donne pas forcément envie de lire ce livre tête baissée, en énumérant toutes les erreurs de traduction.
"Réfléchir à des coupables alternatifs" (au lieu de : "d'autres coupables possibles") est ma préférée...

H1N1, le fléau de Dieu (ou pas)


Comme le plongeon d'un certain Airbus dans l'Atlantique a occulté la fameuse progression de ce virus létal, je remets une jolie photo pour ne pas oublier les victimes de cette vicieuse grippe.

Notons quand même, qu'aujourd'hui a été fermé un établissement scolaire à Paris (pourquoi tout ne se passe qu'à Paris ?) après la découverte de sept cas de grippe "porcine" dans une même classe.

mardi 28 avril 2009

Mexicoooo !!


On va tous mourir, couvrez-vous !

Sans plaisanter, avoir une capote sur le nez pour éviter une pandémie ne nous enivre que quelque peu. Surtout qu'on nage dans l'ignorance avec cette "grippe porcine". D'où vient-elle ? A quelle vitesse se propage-t-elle ? Quels remèdes avons-nous ?
C'est un cas de grippe porcine qui n'a pas encore été détecté sur des porcs, tout de même. Respect !

Par sécurité, on nous conseille de ne pas aller au Mexique, on met en zone de quarantaine tout un pays, hop. Là-bas, il s'effectue une prévention de masse : toujours porter le masque, se laver les mains le plus souvent possible, ne pas saluer les gens, fermeture de nombreux services publiques comme les écoles, et cætera... Il est sûr que dans de si grandes villes, où tout le monde croise tout le monde, une épidémie signifie un arrêt du temps. Plus personne ne bouge, chacun chez soi et les porcs seront bien gardés.

"Une grippe de tafiole" certains disent sur France Inter, d'autres comparent le nombre de morts : "les grippes ordinaires font plusieurs milliers de morts par an ; en revenant sans cesse sur cette grippe encore peu meurtrière, les journalistes jouent sur la psychose collective, rien d'autre".

En fin de compte, c'est une grippe et qu'elle soit pire que les autres ou non, ceci ne nous empêche pas de dormir le soir.

L'Afghanistan




Quand les Occidentaux pensent à l'Afghanistan, certains pensent à "terrorisme & guerre", d'autres à "pavot rouge".

Si ce n'est pas magnifique !

dimanche 26 avril 2009

In the Electric Mist


Ce film de Bertrand Tavernier est l'adaptation du livre "In the Electric Mist with Confederate Dead" de James Lee Burke.

Le récit se déroule en Louisiane, quelques mois après le passage dévastateur de Katrina. La mort d'une belle prostituée de 19 ans, le plus récent meurtre d'un probable tueur en série, pousse Dave Robicheaux (joué par Tommy Lee Jones) sur l'affaire la plus tenace de sa vie. Il navigue alors, tout au long de son enquête, entre le groupe mafieux de Julie "Baby Feet", entre le proxénétisme, entre la production hollywoodienne d'un film, entre les meurtres du Serial Killer, et entre ses hallucinations habitées par des soldats confédérés de la Guerre de Sécession.

Ce film est enrichissant sur plusieurs plans. Le premier étant la Louisiane, avec la vue du laborieux rétablissement après Katrina (Le gouffre entre riches et pauvres aux Etats-Unis nous frappe aux yeux en voyant la reconstruction des maisons appartenant aux classes moyennes ou pauvres...), de ses mœurs, de son climat, de ses paysages, etc... ; et le second étant le scénario original et la réalisation très réussite du film (qui ancre parfaitement la musique sur l'image, comme c'est le faire Tavernier).

mardi 14 avril 2009

Bangkok Dangerous


A peine le film est sorti en DVD et Blue-ray dans nos chers-magasins-qui-nous-apportent-et-nous prennent-tant, que la crise entre les Jaunes et les Rouges, après une mi-temps de quelques mois, reprend de plus belle à Bangkok.
Je ne ferais pas de comparaisons entre ce film relativement mauvais et banal (il y a une seule nouveauté face aux autres films actuels de tueur à gage : c'est un amour platonique avec une femme muette) et les soulèvements de Bangkok, mais il est vrai que leur coïncidence m'a tapé dans l'œil.

La Thaïlande est à l'honneur sur les télévisions françaises !
Qui n'a pas entendu parler de la "stabilité" de ce pays gouverné par un roi qui a déjà connu 17 tentatives de coups d'état ? Les affrontements politiques, et maintenant urbains, entre les Jaunes (les royalistes) et les Chemises Rouges (issues de classes sociales moins élevés) font peur au tourisme. Il y a des morts ; l'armée n'a pas pu s'empêcher de tirer des coups de feu.

Ce qui est marrant, et faut avoir un sens de l'humour particulier, c'est de voir qu'aux JT français, on parle des chemises rouges, et des morts, pour montrer : "Oh, ils sont méchants, les asiatiques". Mais à côté de ça, ils n'expliquent pas les causes de ces soulèvements ! C'est dommage, parce que s'il y a bien un truc d'intéressant, c'est cette lutte des classes sociales. Et je dis ceci sans être Marxien !
Non ! Eux, ils préfèrent s'attarder sur le nombre de morts, ça parle plus aux gens. Oui, les morts parlent ! Et c'est là où c'est drôle, puisque lorsqu'on regarde notre histoire, la révolution française surtout, on parle plus de la politique et des libertés instaurés que des milliers de morts causés.

Mais chez les étrangers, on parle toujours des morts, et pas trop de politique et de social. Pourquoi doooonc ? Il y a plusieurs possibilités...
Soit les journalistes n'y connaissent pas grand-chose (n'étant pas citoyens de ce pays, et donc peu capables de juger sa politique) et, préférant ne pas être attaquer pour mensonge ou partialité dans cette crise politique, se rabattent sur les chiffres et ce qui sautent aux yeux. (comme l'hémoglobine d'un manifestant qu'une balle nous envoie...)
Soit les Français sont considérés comme des crétins, et donc, parler avec les sentiments est plus simple que de leur parler avec des bidules-machins-chouettes politiques.

Tchao.

La démocratie


J'avais envie de recycler un ancien article que j'ai écrit un peu avant les présidentielles de 2007, dans un journal lycéen. Donc, je vous le retape sur ce blog, en l'actualisant un tout petit peu :
(il n'est pas si dépassé que cela, je trouve)


Attendez ? Qu'entends-je ? "La politique, c'est lourd ?" Ah, oui, ce n'est pas faux... Tout dépend de la manière dont on la considère. Si nos yeux hagards ne la voient transparaître que par de longs discours, oui, putain, que c'est lourd !
Mais si on la considère dans tout son ensemble : toutes ses nuances sont fascinantes ! La politique, cet art, peut passer de la baston générale à la fine psychologie. Il est tellement agréable de voir un politicien aller se faire voir par un autre, soit de manière forte, soit de manière subtile.
"Vous êtes un pauv' type, Mélanchon. [...] On serait au 19ème siècle, je vous provoquerais en duel, et je vous flinguerais. Et ce serait mérité !" dit Lellouche il y a une semaine à Mélanchon dans l'émission Riposte pour conclure leur désaccord sur leur vision respective de l'OTAN.
Voilà, un délire de passé...

La démocratie ! C'est magnifique comme mot, non ? Le pouvoir du peuple... Un pouvoir tellement immense qu'on ne le voit pas du tout, ou seulement quelques miettes.
Certains rétorqueront que seuls les dirigeants le voient, et d'autres devineront que même un président a peu de pouvoir. Oubliez les articles 11, 12 ou même le bon vieil article 16 ! Au final, le président n'est qu'un humain, comme nous. Et ses soient disantes décisions ne sont rien face à la globalisation de la planète... Et face aux manif' françaises... ... ...
On peut imaginer le métier de président comme tous les autres : on suit le mouvement de toute la machinerie environnante, et on prend quelques initiatives. En revanche, on a un petit sentiment de grandeur en plus, on peut aussi dire "J'aime la France" devant des millions de téléspectateurs, et puis voilà. Que ce soit nous, ou le président, le citoyen n'est pas un être politique, mais un parmi une multitude.
Chaque Français voit son potentiel de pouvoir politique défiler devant lui. Par démocratie, on peut penser, innocemment, qu'on aura notre mot à dire. Oui, au début, tout le monde pense : "Chouette, je vais pouvoir soumettre mon opinion !". Au final, on ne soumet que deux mots, un nom et un prénom, par le biais d'une urne, rouillée ou vitreuse.

"La principale préoccupation de la droite : garder le pouvoir. Mon plus grand désir : vous le rendre." Voilà du Mitterrand tout craché... Le premier grand politicien à dire que la démocratie roulait sur une roue voilée...
En fait, la démocratie est en crise dans ce pays. (Nan, nan. Sans blague ?) Certains des candidats essaient de redresser la pente par de faux discours. Simulacre que tout cela. La mode est de rattacher au mot "démocratie" des qualificatifs, pour la rendre plus véridiques. Oh, tiens ! Que vois-je : "Démocratie participative", comme si la démocratie n'était pas collective... Un autre pour la route : "Démocratie de proximité". Et ça repart : "Démocratie citoyenne"...
Tout ceci montre le manque d'idées de nos candidats, ou de solutions, du moins.
En revanche mes chers ! En revanche, chaque candidat promet de nombreuses réformes ! Et laisse penser qu'il veut voir le renouveau du "volontarisme politique". (quelle jolie expression...) Mais ce que les plus grands (de par la taille de leur parti) de ces candidats oublient c'est qu'ils sont libéraux, et ils laissent donc percer la mondialisation dans notre politique interne, ce qui supprime la plupart des marges de manœuvre pour ces "réformes"... Pigeon !

En fait, il y a démocratie au sein de son propre antipode : la mondialisation, qui est régie par le capitalisme, la dictature du profit. Et le "pouvoir du peuple" se transforme peu à peu en "pouvoir du bénéfice". Si la démocratie ne marche plus comme il le faut à cause de la "mondialisation", alors par conséquent, la mondialisation nous enlève un "pouvoir", elle entrave notre liberté.
"La volonté de peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics" proclame la Déclaration universelle des droits de l'Homme. Tout ce qu'on voit, c'est que notre pouvoir politique diminue et que le capitalisme se propage. Cependant, les candidats aiment user de leur langue de bois pour nous faire croire à leur "utopie", qui est la joyeuse image de leurs propres intérêts.
Ils s'accusent les uns les autres. Et s'appuient sur des réformes constitutionnelles, comme si un faux "renforcement de pouvoir" du peuple pourra nous mener vers la "lumière"... En fait, avant de réformer. Il faut peut-être qu'on se réunisse tous ! (au lieu de virer les sans-papiers, par exemple, ou de s'envoyer des insultes entre candidats) C'est aussi une utopie. Mais il est très difficile de croire que de modifier des fonctions politiques locales va tout changer... Il est drôle de voir ce qu'on peut utiliser comme prétexte : l'insécurité, les privatisations, les réformes... Tout ceci n'est que la partie émergente de l'iceberg.

Les politiciens ne valent plus grand-chose dans ce contexte de la mondialisation. On vote pour du vent ! Par ailleurs, il y a de moins en moins de débats de fond. Chaque candidat veut être le maître d'un grand tout qui n' est qu'un grand vide : il n'y a plus de pouvoir, plus d'idéaux, plus de volonté, plus de discussions...

Mais n'oubliez pas : Votez ! ...



Voili, voilou, c'est terminé !
A plus.

Les insultes !

C'est beau, une insulte, non ?

La plus belle invention de l'Homme ! Une insulte n'est pas un mot ordinaire, c'est un "gros mot", un "énorme mot" même. Voire un colossal ou un gargantuesque !
Pourquoi ceci ? Parce que ce mot contient de tout. Mieux qu'un quelconque produit de lavage 4 en 1, l'insulte ne se satisfait pas d'aussi peu.

Prenons l'exemple d'un mot ordinaire : "Arbre". La plupart des mots renvoie à une idée précise, quand on nous dit "Arbre" (ou tree, 木, baum, شجرة, árbol, etc... La prononciation du mot n'est pas importante, c'est l'idée qui l'est), on pense à un objet végétal que ce soit un Acacia, un Platane ou autre.
"Arbre" nous fait donc penser à quelque chose que l'on connait bien, dont l'espèce le détermine presque entièrement. Notre cerveau s'est approprié son essence, comme on dit couramment.
Cependant, le mot "Connard" n'obéit pas à la même loi. Lorsqu'on qualifie quelqu'un de connard, on ne s'imagine pas un objet ou un être avec une essence particulière. Non ! Lorsqu'on gueule "Connard" à quelqu'un, on signifie potentiellement :
"Oui, toi, celui qui m'emmerde depuis des années, je n'aime pas ta gueule, et maintenant, tu as trouver le moyen de me piquer ma femme !"
Ou plus généralement, et plus poliment : "J'ai un sacré problème avec toi !"

C'est pour cela qu'il est "gros", ce mot ! Il contient tellement de choses... Il peut exprimer une image, un point de vue, et une myriade de sentiments comme la colère, le désespoir, la haine, la jalousie, etc...
Un mot quelconque comme "voiture" n'en fait pas autant.

Une très belle invention, donc. Un compactage d'émotions qui nous soulage lorsqu'on les hurle à tout va. Enfin, je ne le recommande pas non plus, puisqu'elle symbolise la violence animale qui est en nous, aussi.
Qui sait ce qui se cache derrière un aboiement ? Serait-ce une sorte d'insulte, un cri qui inclut aussi bien des émotions que des images et des jugements ?
Et à force de faire l'animal, on le devient. Le cerveau s'habitue rapidement...

Sur ce, au revoir.

20 ans...


Aujourd'hui, je change officiellement de dizaine.

Instantanément, d'hier à aujourd'hui, j'ai pris un an de plus ! Imaginez les milliards de cellules composant mon corps qui, le regard fixé sur leur horloge interne, attendaient impatiemment (le stress les gagnaient) de vieillir à la seconde près, à minuit pile.
Ca s'appelle un coup de vieux. Aïe ! Ton grand-père te tape sur l'épaule, ça fait mal...

Imaginez tous ces profils Facebook qui angoissent à l'idée de louper l'anniversaire de son créateur. Imaginez tous les amis qui paniquent à l'idée d'oublier l'anniversaire de l'autre. Heureusement, Facebook est là ! Il remplace ton agenda, il remplace l'humanité de l'anniversaire en le rendant automatique, les amis Facebook ont juste à envoyer une phrase en voyant le rappel de l'anniv'... Quel bonheur !


20 ans... Comme à mon habitude, pas de fête (de teuf, de boom, etc...) d'anniversaire, un simple repas au restaurant sera fait.

Que veux dire "fêter" un anniversaire, d'ailleurs ? Le célébrer, ou consommer plus ? Oui, parce que fêter veut dire, de nos jours (dans cette société actuelle, précisément), consommer. En tout cas, c'est comme ceci que se passent les choses la plupart du temps.
Wahou ! Tu fais une fête ! Mais c'est génial ! Tu consommes plus que les autres jours ! Trop cool, j'y arrive pas, moi ! Comment tu féééééé ?
Consommer apporte le bonheur. Eh oui ! Au point où, parfois, on se demande comment on pourrait être heureux sans consommer.

Pour étayer ce que je dis, je signale qu'aujourd'hui, j'ai reçu une place de cinéma gratuite (juste pour cette journée) de la part de Gaumont. Et Virgin megastore, très attentionné comme à son habitude, m'offre quelques bons d'achat. C'est la joie ! Vive mon anniversaire !
L'anniversaire devient une façon d'économiser de l'argent, c'est assez loin de sa signification première, non ?


Allez, zou, byebye.

mardi 31 mars 2009

Sentimentalisme...


Après la tactique "Draguer une fille sur msn pour les nuls", qui comporte plusieurs points forts tels que :
1- la facilité.
2- la facilité.
3- la facilité.
(le clavier est devenu le glaive du charmant chevalier)
De nouvelles techniques sont apparues grâce aux Blogs et à Facebook. L'avantage, avec ces deux derniers outils, est que l'interaction est encore moins dynamique que sur msn, on peut donc peaufiner son texte un peu plus. Ce qui a engendré, malheureusement je dois le dire, une poésie et un sentimentalisme très spéciaux, dans les limites de la parodie.

En m'inspirant de poèmes vus sur d'autres Blogs, je vous compose un bel exemple, un billet, où l'âme torturé du blogger en quête d'Amour éponge les cristaux liquides de ton écran pompeusement :

Tu me nargues, dansant autour de moi,
comme un papillon autour d'une flamme.
tes amples ailes caressent mon âme,
tu me harcèles dans mon désarroi.

J'essaie de te suivre sous les étoiles,
mais tu restes toujours aussi insaisissable.
Alors que de folie ma passion me voile,
tu t'arrêtes et te tournes vers moi, affable.

Tes yeux me dévisagent sous des larmes,
je fais de même, je suis sous ton charme.
D'un sourire de gratitude, tu me tends une fleur,
aussi rose que ta peau, elle m'agrippe le cœur.

Ton esprit m'enlace de ses lianes souples,
puis tu te retires, tu délaisses ce couple,
à peine formé, il regagne l'état du rien
ton corps ardent ne brûlera jamais le mien...

Ce n'était encore qu'un simple rêve,
je n'ai toujours pas réussi à te trouver.
L'Amour insatiable qui coule dans ma sève,
ne se reposera donc jamais en sécurité.

Composé par FL.
(ceci est une parodie écrite en écoutant le Requiem de Mozart (Oh ! Putain con ! Tout est possible, hein !))

Remarquez bien l'emploi de certains mots et expressions qui ne servent qu'à faire joli, comme :
- "sous les étoiles", (précision inutile, c'est juste pour créer un semblant de romantisme)
- flamme, ardent, brûler, (plus c'est chaud, mieux c'est)
- âme, esprit, (dès qu'il y a une personnification de sa conscience (déjà personnalisée par définition), c'est cool)
- fleur, rose, enlacer, lianes, (les fleurs, c'est chouette aussi)
- yeux, (il est très important de parler du regard)
- sourire, (idem)
- amour, passion, (tout le monde kiff ces deux mots)
- rêve, (qu'il est mignon...)
- etc, ...

Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, au revoir.

Question bête

Croyez-vous en vos principes ?



Sachant que "principes" signifient "règles morales", on peut se dire que la question est d'une absurdité et d'une évidence aveuglante, puisque la définition du mot peut se reporter à une croyance dans certains cas.

Et pourtant, elle n'est pas si inepte que ça, cette question. Je l'ai sortie de ma tête il y a quelques heures, à un moment où ma lucidité avait pris congé, et puis je me suis dit qu'elle pourrait être intéressante en fin de compte. J'ai pensé :
J'ai mes principes, mais je sais que d'autres ont des principes opposées aux miens qui pourtant leur conviennent. Si l'on considère l'éthique comme relative à chacun et que l'on tolère celle des autres, nos propres actes mis sous la bannière des principes sont sous les projecteurs du doute.

En fait, les principes ne sont pas des vérités indémontables, ce sont plutôt des opinions faites sur mesure pour nous. Nous y adhérons car ils nous arrangent, sans qu'y croire soit une nécessité.
Il suffit de regarder le monde des politicards, ils affichent leurs opinions, leurs principes et leurs convictions, mais ce ne sont que des engins de campagne, ce ne sont pas des croyances telles que 2+2=4.

En croyant, par définition, nous tenons pour véritable. Mais le plus souvent, nous tenons pour meilleur, pour intérêt, pour avantage à notre éthique :
Si l'interdiction de tuer autrui est dans nos principes, ce n'est pas parce qu'on voit cet acte comme inacceptable dans tout type de contexte (considérons les guerres et la peine capitale), c'est surtout pour nous éviter de se faire tuer, d'avoir des amis morts précocement, ou d'avoir une mauvaise conscience.
Si l'infidélité est contraire à nos principes, c'est pour être sûr d'être avec une personne qui nous aime honnêtement (ce que j'espère en tout cas), ce n'est pas une loi immuable de l'humanité (regardons la polygamie et le libertinage).
Il y a tant de choses qui obéissent à l'impératif catégorique de Kant, (ou plus simplement : ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse) et qui appartiennent à nos principes...

Les principes sont donc des phénomènes sociaux qui n'ont rien à voir avec une quelconque vérité absolue. Les principes cachent nos intérêts. Un Homme entièrement coupé de la société aurait-il une éthique ?

samedi 28 mars 2009

Eruptions sous-marines !

Je trouve ces photos vraiment impressionnantes. Les forces que peut engendrer la Terre sont négligeables dans l'univers alors qu'elles peuvent fasciner et détruire les petits êtres que nous sommes.





dimanche 22 mars 2009

Avoir les idées mal placées...


Il y a quelques jours, autour d'une bière, une amie discutait de son mec avec un ami. Je restitue un passage de la conversation :

- Non, franchement, ton mec, il est vraiment cinglé, affirma l'ami en question.
- Ah Bon ? dit la fille avec une expression mi-figue, mi-raison.
- Oui, toujours à bouger, à faire le singe, à dire des conneries. Il est totalement instable.
- Il n'est pas comme ça avec moi. J'arrive à canaliser son énergie, tu vois, rétorqua la fille. Je lui sers de canalisation.

Et là, un ange passa. (Dieu seul sait pourquoi parce que c'est Lui qui l'a envoyé) Silence absolu pendant quelques secondes, elle n'a pas compris pourquoi.


Bonne journée, bonne soirée.

Florilège de Mangas...

Voici une petite liste de mangas que j'aime beaucoup. Elle va du shonen (pour les jeunes adolescents) au seinen (pour les jeunes hommes).
Je sais bien que les mangas ne plaisent pas à tout le monde, après tout, ce ne sont que des chapitres dessinés à l'arrache pour occuper les gens dans le métro, mais je les trouve très distrayants et je m'attache vite aux personnages. Donc je vais faire un petit billet dessus avant de changer d'avis. (histoire de laisser une marque écrite, quoi)

1 - Bleach.
2 - Naruto.
3 - Gunnm.
4 - Tenjo Tenge.


Bleach :

Ichigo est un lycéen qui a la capacité de voir des fantômes. Un jour, il rencontre un Shinigami (Dieu de la mort, en japonais), dont la mission est de guider les esprits errants vers un Paradis, nommé Soul Society. Tentant de le sauvait d'un Hollow, (un monstre sans âme, ennemi de la Soul Society) il se voit attribuer les pouvoirs des Shinigamis. A partir de là, sa vie change profondément et devient une quête où "sauver ceux qu'il aime" est l'objectif principal...

Ce que j'en pense :

Bleach est le shonen par excellence : les gentils ne meurent pas, et les méchants sont vraiment méchants. Néanmoins, il n'est pas manichéen dans le sens où le héros, Ichigo, adolescent aux cheveux oranges, a parfois un côté démoniaque...

Ce manga se base sur une excellente intrigue forgée par des complots que les combats à n'en plus finir (comme dans la plupart des shonens) occultent quelque peu, mais qui, en contre-partie, mettent en valeur des rebondissements époustouflants et des personnages secondaires toujours finement travaillés. Par ailleurs, les duels ont l'avantage d'être dotés d'une mise en scène grandiose, puisque l'auteur, Tite Kubo, a le don de sélectionner les images, de découper les scènes, en sorte de leur donner un style artistique original.
Je tiens à rajouter que la structure du récit et des combats est relativement linéaire (il reste toujours impossible de faire pire que Samourai deeper Kyo de ce côté là).


Naruto :

Naruto raconte l'histoire d'un enfant nommé... Naruto ! (jusque là, tout va bien) qui a un rêve, un très grand rêve : "devenir un légendaire Ninja" (l'équivalent de devenir une "rock star" pour nous).
Le récit se passe sur un grand continent constitué de plusieurs "Pays de Ninjas" qui ne manquent jamais une occasion pour se faire la guerre. Le monde fictif auquel il appartient ressemble beaucoup au nôtre ; la technologie y est moins évoluée, mais il possède un gros avantage : l'existence du chakra, flux d'énergie coulant en toute chose, que le corps peut manipuler pour s'attribuer des pouvoirs surnaturels.

Ce que j'en pense :

Même si Naruto est un shonen comme Bleach, ils en restent totalement différents. L'humour, l'histoire, les sentiments, les combats, la mise en scène n'ont rien à voir. D'ailleurs, plusieurs "gentils" sont morts dans Naruto, et les "méchants" ont parfois envie de créer une paix durable (mais en s'y prenant de manière assez meurtrière, "la fin justifie les moyens" qualifie bien leurs pensées).

Dans les premiers tomes, le mangaka explique plusieurs façons d'utiliser le chakra (pour marcher sur l'eau, ou pour contrôler une "marionnette sans fils", par exemple), mais il abandonne vite ces explications en donnant naissance à des pouvoirs énormes qui n'obéissent même plus aux lois de ce monde (créer un vortex entre différentes dimensions ou détruire une ville en remuant des mains, par exemple), ce qui est bien dommage.

Le scénario est bon et plutôt complexe. On peut le séparer en deux, celui qui concerne Orochimaru et celui qui concerne l'Akatsuki. La première partie ressemble plus à une découverte de ce monde original, à un parcours initiatique pour Naruto qui forge sa personnalité. La seconde s'absorbe plus de politique et de guerre : "comment créer la paix ?", Naruto s'efforce d'y trouver la réponse en rompant tous les obstacles à la paix, tous les représentants de la guerre.


Gunnm :

Gally en français, Alita en anglais, est le nom de l'héroïne singulière de ce Seinen. Dans un futur où la Terre ne sert plus que de quasi déchèterie pour les habitants de tout le système solaire, un vieil androïde y est réveillé après plusieurs siècles de sommeil.
Cet androïde, à la personnalité féminine, qui est nommé Gally par son prince charmant, redécouvre la joie de vivre après avoir perdu la mémoire. Puis ses capacités hors du commun en combat la mène à être utilisé comme une arme à châtier le crime par les autorités terrestres. Malheureusement, elle se fait rapidement des ennemis et découvre des secrets qui ne devaient pas être sus...

Ce que j'en pense :

Graphiquement irréprochable, on se laisse vite embarquer dans cet univers glauque.

Les conditions difficiles de la vie dans une déchèterie planétaire nous amène à réfléchir sur les relations humaines dans un monde apocalyptique. L'espoir, l'amitié, la folie sont ce que croise Gally au long de son périple. Sans trop en faire, l'auteur arrive à nous divertir dans une atmosphère de terreur.

Les combats contre des monstres toujours originaux sont annotés par des explications martiales ou scientifiques, qui donnent une certaine véracité à l'action.


Tenjo Tenge :

Imaginez un lycée japonnais où sont regroupés tous les adolescents possédant des aptitudes martiales et un Ki plus élevés que la moyenne. (bon, je sais, c'est débile d'imaginer cela, mais faites un effort pour une fois !)
A quoi pourrait servir un tel lieu ?
Réponse : Il servirait de catalyseur pour créer le guerrier ultime.
(je me sens très seul en écrivant ceci)
Voilà grosso modo de quoi parle Tenjo Tenge, signifiant "Enfer et Paradis" en japonais.


Ce que j'en pense :

Le scénario ne donne pas franchement envie de lire cette œuvre, ses attraits résident surtout dans la ruse, l'humour grivois, la mythologie, et la beauté graphique.

L'intrigue est tellement loufoque qu'on ne sait plus qui est le héros l'histoire ! Le récit part dans tous les sens pour nous faire connaître de nouveaux paysages, personnalités, philosophies, pouvoirs... Un peu comme ce blog, en réalité, j'ai l'impression que l'auteur, Ito Ogure, dessine son manga selon son humeur et idées du jour.

En tout cas, j'en apprécie la lecture. Je ne m'ennuie pas, je m'amuse même en le lisant ! Tout comme Air Gear, le manga que Ito Ogure écrit en même temps.