mardi 31 mars 2009

Sentimentalisme...


Après la tactique "Draguer une fille sur msn pour les nuls", qui comporte plusieurs points forts tels que :
1- la facilité.
2- la facilité.
3- la facilité.
(le clavier est devenu le glaive du charmant chevalier)
De nouvelles techniques sont apparues grâce aux Blogs et à Facebook. L'avantage, avec ces deux derniers outils, est que l'interaction est encore moins dynamique que sur msn, on peut donc peaufiner son texte un peu plus. Ce qui a engendré, malheureusement je dois le dire, une poésie et un sentimentalisme très spéciaux, dans les limites de la parodie.

En m'inspirant de poèmes vus sur d'autres Blogs, je vous compose un bel exemple, un billet, où l'âme torturé du blogger en quête d'Amour éponge les cristaux liquides de ton écran pompeusement :

Tu me nargues, dansant autour de moi,
comme un papillon autour d'une flamme.
tes amples ailes caressent mon âme,
tu me harcèles dans mon désarroi.

J'essaie de te suivre sous les étoiles,
mais tu restes toujours aussi insaisissable.
Alors que de folie ma passion me voile,
tu t'arrêtes et te tournes vers moi, affable.

Tes yeux me dévisagent sous des larmes,
je fais de même, je suis sous ton charme.
D'un sourire de gratitude, tu me tends une fleur,
aussi rose que ta peau, elle m'agrippe le cœur.

Ton esprit m'enlace de ses lianes souples,
puis tu te retires, tu délaisses ce couple,
à peine formé, il regagne l'état du rien
ton corps ardent ne brûlera jamais le mien...

Ce n'était encore qu'un simple rêve,
je n'ai toujours pas réussi à te trouver.
L'Amour insatiable qui coule dans ma sève,
ne se reposera donc jamais en sécurité.

Composé par FL.
(ceci est une parodie écrite en écoutant le Requiem de Mozart (Oh ! Putain con ! Tout est possible, hein !))

Remarquez bien l'emploi de certains mots et expressions qui ne servent qu'à faire joli, comme :
- "sous les étoiles", (précision inutile, c'est juste pour créer un semblant de romantisme)
- flamme, ardent, brûler, (plus c'est chaud, mieux c'est)
- âme, esprit, (dès qu'il y a une personnification de sa conscience (déjà personnalisée par définition), c'est cool)
- fleur, rose, enlacer, lianes, (les fleurs, c'est chouette aussi)
- yeux, (il est très important de parler du regard)
- sourire, (idem)
- amour, passion, (tout le monde kiff ces deux mots)
- rêve, (qu'il est mignon...)
- etc, ...

Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, au revoir.

Question bête

Croyez-vous en vos principes ?



Sachant que "principes" signifient "règles morales", on peut se dire que la question est d'une absurdité et d'une évidence aveuglante, puisque la définition du mot peut se reporter à une croyance dans certains cas.

Et pourtant, elle n'est pas si inepte que ça, cette question. Je l'ai sortie de ma tête il y a quelques heures, à un moment où ma lucidité avait pris congé, et puis je me suis dit qu'elle pourrait être intéressante en fin de compte. J'ai pensé :
J'ai mes principes, mais je sais que d'autres ont des principes opposées aux miens qui pourtant leur conviennent. Si l'on considère l'éthique comme relative à chacun et que l'on tolère celle des autres, nos propres actes mis sous la bannière des principes sont sous les projecteurs du doute.

En fait, les principes ne sont pas des vérités indémontables, ce sont plutôt des opinions faites sur mesure pour nous. Nous y adhérons car ils nous arrangent, sans qu'y croire soit une nécessité.
Il suffit de regarder le monde des politicards, ils affichent leurs opinions, leurs principes et leurs convictions, mais ce ne sont que des engins de campagne, ce ne sont pas des croyances telles que 2+2=4.

En croyant, par définition, nous tenons pour véritable. Mais le plus souvent, nous tenons pour meilleur, pour intérêt, pour avantage à notre éthique :
Si l'interdiction de tuer autrui est dans nos principes, ce n'est pas parce qu'on voit cet acte comme inacceptable dans tout type de contexte (considérons les guerres et la peine capitale), c'est surtout pour nous éviter de se faire tuer, d'avoir des amis morts précocement, ou d'avoir une mauvaise conscience.
Si l'infidélité est contraire à nos principes, c'est pour être sûr d'être avec une personne qui nous aime honnêtement (ce que j'espère en tout cas), ce n'est pas une loi immuable de l'humanité (regardons la polygamie et le libertinage).
Il y a tant de choses qui obéissent à l'impératif catégorique de Kant, (ou plus simplement : ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse) et qui appartiennent à nos principes...

Les principes sont donc des phénomènes sociaux qui n'ont rien à voir avec une quelconque vérité absolue. Les principes cachent nos intérêts. Un Homme entièrement coupé de la société aurait-il une éthique ?

samedi 28 mars 2009

Eruptions sous-marines !

Je trouve ces photos vraiment impressionnantes. Les forces que peut engendrer la Terre sont négligeables dans l'univers alors qu'elles peuvent fasciner et détruire les petits êtres que nous sommes.





dimanche 22 mars 2009

Avoir les idées mal placées...


Il y a quelques jours, autour d'une bière, une amie discutait de son mec avec un ami. Je restitue un passage de la conversation :

- Non, franchement, ton mec, il est vraiment cinglé, affirma l'ami en question.
- Ah Bon ? dit la fille avec une expression mi-figue, mi-raison.
- Oui, toujours à bouger, à faire le singe, à dire des conneries. Il est totalement instable.
- Il n'est pas comme ça avec moi. J'arrive à canaliser son énergie, tu vois, rétorqua la fille. Je lui sers de canalisation.

Et là, un ange passa. (Dieu seul sait pourquoi parce que c'est Lui qui l'a envoyé) Silence absolu pendant quelques secondes, elle n'a pas compris pourquoi.


Bonne journée, bonne soirée.

Florilège de Mangas...

Voici une petite liste de mangas que j'aime beaucoup. Elle va du shonen (pour les jeunes adolescents) au seinen (pour les jeunes hommes).
Je sais bien que les mangas ne plaisent pas à tout le monde, après tout, ce ne sont que des chapitres dessinés à l'arrache pour occuper les gens dans le métro, mais je les trouve très distrayants et je m'attache vite aux personnages. Donc je vais faire un petit billet dessus avant de changer d'avis. (histoire de laisser une marque écrite, quoi)

1 - Bleach.
2 - Naruto.
3 - Gunnm.
4 - Tenjo Tenge.


Bleach :

Ichigo est un lycéen qui a la capacité de voir des fantômes. Un jour, il rencontre un Shinigami (Dieu de la mort, en japonais), dont la mission est de guider les esprits errants vers un Paradis, nommé Soul Society. Tentant de le sauvait d'un Hollow, (un monstre sans âme, ennemi de la Soul Society) il se voit attribuer les pouvoirs des Shinigamis. A partir de là, sa vie change profondément et devient une quête où "sauver ceux qu'il aime" est l'objectif principal...

Ce que j'en pense :

Bleach est le shonen par excellence : les gentils ne meurent pas, et les méchants sont vraiment méchants. Néanmoins, il n'est pas manichéen dans le sens où le héros, Ichigo, adolescent aux cheveux oranges, a parfois un côté démoniaque...

Ce manga se base sur une excellente intrigue forgée par des complots que les combats à n'en plus finir (comme dans la plupart des shonens) occultent quelque peu, mais qui, en contre-partie, mettent en valeur des rebondissements époustouflants et des personnages secondaires toujours finement travaillés. Par ailleurs, les duels ont l'avantage d'être dotés d'une mise en scène grandiose, puisque l'auteur, Tite Kubo, a le don de sélectionner les images, de découper les scènes, en sorte de leur donner un style artistique original.
Je tiens à rajouter que la structure du récit et des combats est relativement linéaire (il reste toujours impossible de faire pire que Samourai deeper Kyo de ce côté là).


Naruto :

Naruto raconte l'histoire d'un enfant nommé... Naruto ! (jusque là, tout va bien) qui a un rêve, un très grand rêve : "devenir un légendaire Ninja" (l'équivalent de devenir une "rock star" pour nous).
Le récit se passe sur un grand continent constitué de plusieurs "Pays de Ninjas" qui ne manquent jamais une occasion pour se faire la guerre. Le monde fictif auquel il appartient ressemble beaucoup au nôtre ; la technologie y est moins évoluée, mais il possède un gros avantage : l'existence du chakra, flux d'énergie coulant en toute chose, que le corps peut manipuler pour s'attribuer des pouvoirs surnaturels.

Ce que j'en pense :

Même si Naruto est un shonen comme Bleach, ils en restent totalement différents. L'humour, l'histoire, les sentiments, les combats, la mise en scène n'ont rien à voir. D'ailleurs, plusieurs "gentils" sont morts dans Naruto, et les "méchants" ont parfois envie de créer une paix durable (mais en s'y prenant de manière assez meurtrière, "la fin justifie les moyens" qualifie bien leurs pensées).

Dans les premiers tomes, le mangaka explique plusieurs façons d'utiliser le chakra (pour marcher sur l'eau, ou pour contrôler une "marionnette sans fils", par exemple), mais il abandonne vite ces explications en donnant naissance à des pouvoirs énormes qui n'obéissent même plus aux lois de ce monde (créer un vortex entre différentes dimensions ou détruire une ville en remuant des mains, par exemple), ce qui est bien dommage.

Le scénario est bon et plutôt complexe. On peut le séparer en deux, celui qui concerne Orochimaru et celui qui concerne l'Akatsuki. La première partie ressemble plus à une découverte de ce monde original, à un parcours initiatique pour Naruto qui forge sa personnalité. La seconde s'absorbe plus de politique et de guerre : "comment créer la paix ?", Naruto s'efforce d'y trouver la réponse en rompant tous les obstacles à la paix, tous les représentants de la guerre.


Gunnm :

Gally en français, Alita en anglais, est le nom de l'héroïne singulière de ce Seinen. Dans un futur où la Terre ne sert plus que de quasi déchèterie pour les habitants de tout le système solaire, un vieil androïde y est réveillé après plusieurs siècles de sommeil.
Cet androïde, à la personnalité féminine, qui est nommé Gally par son prince charmant, redécouvre la joie de vivre après avoir perdu la mémoire. Puis ses capacités hors du commun en combat la mène à être utilisé comme une arme à châtier le crime par les autorités terrestres. Malheureusement, elle se fait rapidement des ennemis et découvre des secrets qui ne devaient pas être sus...

Ce que j'en pense :

Graphiquement irréprochable, on se laisse vite embarquer dans cet univers glauque.

Les conditions difficiles de la vie dans une déchèterie planétaire nous amène à réfléchir sur les relations humaines dans un monde apocalyptique. L'espoir, l'amitié, la folie sont ce que croise Gally au long de son périple. Sans trop en faire, l'auteur arrive à nous divertir dans une atmosphère de terreur.

Les combats contre des monstres toujours originaux sont annotés par des explications martiales ou scientifiques, qui donnent une certaine véracité à l'action.


Tenjo Tenge :

Imaginez un lycée japonnais où sont regroupés tous les adolescents possédant des aptitudes martiales et un Ki plus élevés que la moyenne. (bon, je sais, c'est débile d'imaginer cela, mais faites un effort pour une fois !)
A quoi pourrait servir un tel lieu ?
Réponse : Il servirait de catalyseur pour créer le guerrier ultime.
(je me sens très seul en écrivant ceci)
Voilà grosso modo de quoi parle Tenjo Tenge, signifiant "Enfer et Paradis" en japonais.


Ce que j'en pense :

Le scénario ne donne pas franchement envie de lire cette œuvre, ses attraits résident surtout dans la ruse, l'humour grivois, la mythologie, et la beauté graphique.

L'intrigue est tellement loufoque qu'on ne sait plus qui est le héros l'histoire ! Le récit part dans tous les sens pour nous faire connaître de nouveaux paysages, personnalités, philosophies, pouvoirs... Un peu comme ce blog, en réalité, j'ai l'impression que l'auteur, Ito Ogure, dessine son manga selon son humeur et idées du jour.

En tout cas, j'en apprécie la lecture. Je ne m'ennuie pas, je m'amuse même en le lisant ! Tout comme Air Gear, le manga que Ito Ogure écrit en même temps.

mercredi 18 mars 2009

Rodrigo Y Gabriela


Rodrigo Y Gabriela est un groupe composé de deux guitaristes. (à vous de devinez leur prénom respectif...)

Rodrigo est le soliste, il joue essentiellement au médiator, alors que Gabriela "s'amuse" à faire la rythmique à l'aide de ses ongles.
Reprenant quelques mouvements et compas au Flamenco, le rythme est ardent, rapide, propre, clair et efficace. Cependant le groupe refuse qu'on qualifie son style de Flamenco, puisqu'il est également influencé par le metal ou le jazz.




Fan de metal, le duo jouait dans un groupe d'Heavy metal (Tierra Acida) avant de partir pour l'Europe. Là-bas, bien que voulant toujours composer du metal, leurs compositions furent plus "latines", jouant sur leur "exotisme" pour attirer l'oreille européenne. Et faisant des petits concerts çà et là, se baladant de bar en bar, de rue en rue, ils se construisirent peu à peu une réputation qui les mena à éditer des disques.

Désormais considérés comme deux virtuoses de la guitare, encensés par les critiques, je ne peux m'empêcher de vous encourager à écouter leur album éponyme !

Tchao,

mardi 17 mars 2009

Culte...


Un jésuite a dit :

L'Homme peut se libérer du culte de Dieu. Dieu n'en a pas besoin. D'ailleurs, il n'en a jamais eu besoin et n'en réclame pas. Le meilleur culte à Lui rendre, c'est le service du prochain, l'amour des autres, la justice rendue à tous, à la suite de Jésus lui-même.
Voilà l'Evangile, c'est-à-dire, traduit littéralement, la "bonne nouvelle".


lundi 16 mars 2009

L'Eglise fait des miracles...


Une petite fille de 9 ans, enceinte de 15 semaines, a avorté. Grossesse engendrée par son beau-père qui abusait d’elle depuis qu’elle avait 6 ans (ainsi que de sa sœur aînée de 14 ans).

Résultats ? Le beau-père encourt quinze ans de prison (il pourrait avoir plus…). Et la mère de la fillette et l’équipe médicale qui s’est occupée de l’avortement ont été excommuniés.

L’avortement est pour l’Eglise un crime, mais cela veut-il dire qu’il n’y a pas d’exception à la règle ?
Le bébé et la fillette allaient mourir tous les deux s’il n’y avait pas eu d’avortement, car son corps était trop jeune pour pouvoir accoucher correctement, ses organes n’étaient pas encore suffisamment formés. Fallait-il laisser mourir deux personnes pour la morale vieillissante de l’Eglise ?

Question de bon sens, que l’on soit croyant, déiste, agnostique, ou athée, que l’on soit de n’importe quelle culture, on voit bien qu’il y a un problème.
Les seuls fautifs sont le père et ceux qui l’ont laisser faire ses perversités. Pas les médecins qui ont essayé de faire leur boulot ! Les pauvres, ils sont excommuniés parce qu’ils ont sauvé une vie…

Ca me fait penser aux Américains militant contre l’avortement… Ils se disent Pro-life, alors que la majorité d’entre eux est également pour la peine de mort et la possession d’armes à feu… Cherchez la contradiction.

Franchement, l’Eglise fait de bonnes choses. Elle contribue à l’entraide, à la paix, mais elle créait aussi une certaine aliénation qui fait tache.
Lorsque je parle à un athée de cette religion, il pense tout de suite à la fermeture d’esprit, avec l’interdiction du port du préservatif et tout le tralala… A ce rythme, j’ai l’impression que les jours de l’Eglise sont comptés… L’ouverture est salutaire.

Good luck,

Tempête sur l'Iliade...


Prospéro, Ariel, Sycorax ou Caliban par-ci.

Zeus, Héphaïstos, Achille ou Odysseus par-là.

S’inspirer de l’Iliade et de La Tempête (de Shakespeare) pour créer un Space Opera puise dans l’originalité. Dan Simmons a réussi à fusionner trois genres très différents avec brio, dans son diptyque composé d'Ilium et d'Olympos.

Il nous immerge dans un millier de pages grandioses dont les points forts sont l'originalité, les dialogues amusants et accrocheurs qui font tout de même progresser la narration, et un style d’écriture travaillé, qui évolue selon les chapitres puisqu'il y a deux narrateurs totalement distincts (l'un raconte de façon omnisciente, l'autre à la première personne).

Au cœur même de l'histoire, l'auteur se permet de faire analyser par ses personnages des sonnets shakespearien et quelques paragraphes de Proust.


Amateur de Shakespeare ? Amateur de Proust ? Amateur de Space Opera ? Amateur de Science-fiction ? Amateur de batailles épiques ? Amateur de bouquins originaux ?
Ces deux livres sont faits pour toi !


Voili, voilou.

Anti-héros et Anti-gros-méchants


Ce sont les Anti-héros qui sont à la mode, en ce moment, dans les livres d’Heroic Fantasy. A l’instar de Frodon (ce héros pathétique qui chiale parce qu’il a un anneau au doigt), les lecteurs voient prospérer dans leur bibliothèque des héros qui paraissent minables à côté des Demi-dieux grecs.


Prenons un exemple très connu : Harry Potter…

Notre cher Harry, le héros, est un adolescent normal, qui manie la baguette comme un boulanger, et qui a du courage seulement lorsqu’il ne réfléchit pas. (sa spécialité…) Rien de plus.


Et, au-delà de bénéficier d’un Anti-héros, la série Harry Potter a un autre avantage non négligeable : un Anti-gros-méchant. En effet, Voldemort (un nom à coucher dehors) ne vaut pas plus qu’un serial killer de bas étage. (une sorcière se prostituant aurait plus peur de Jack l’Eventreur)

Autant, nous, Moldus que nous sommes, on n’élude pas des noms tel que "Hitler", ou "Hiroshima", en utilisant les périphrases "vous-savez-qui" (finement trouvée par un sorcier intellectuel) ou "vous-savez-quoi" (allègrement trouvée par un matérialiste). Eux, les sorciers, n'hésitent pas à le faire, par peur d'un pauvre raciste qui a tué une centaine de personnes.

Si on compare Voldemort à certaines de nos réalités passées ou présentes, ça fait rire, quand même. Je me bidonne !

Je ne comparerai pas Voldemort à une "bombe H", car même Ron Weasley verrait qu’il est puéril de confronter une Arme de Destruction Massive à un sorcier du dimanche ; ce sont deux choses totalement distinctes et sans rapport. Seuls les gosses qui font une Intifada à l’heure du goûté trouveraient cela réaliste.
En revanche, on pourrait faire une comparaison avec un autre fou raciste, le dénommé Hitler (si ça ne gêne pas les âmes sensibles), mais il est insensé de confronter fiction et réalité, surtout dans ce domaine encore resté tabou où c'est malheureusement la réalité qui est plus maléfique que l'Heroic Fantasy.
(les auteurs qui réfléchissent des heures pour imaginer un gros-méchant, se font souvent voler la vedette par le réel... Ce n'est vraiment pas de bol !)

En bref, pour ceux qui veulent quand même savoir, l'écart entre Voldemort et ce "fou de nazi" est à peu près le même qu'entre une guérilla à Cuba et une Guerre Mondiale. (tout se rejoint...)


Si un despote dans le monde réel est plus dangereux qu’un "mage noir" (ou "a Dark Lord") craint par tous les sorciers, dont la magie le rend, en toute logique, plus puissant qu’un humain ordinaire, j’aimerais qu’il y ait plus de magie dans notre monde. Car elle semble entraver les Guerres mondiales et les dictateurs assoiffés de pouvoir. (un des seuls rôles humanitaires de la magie, sans tenir compte de "la guérison" et de "faire pleuvoir la pluie"...)

J’aurais tant aimé que tous les fous sanguinaires de ce monde mordent la poussière grâce à un adolescent ordinaire.


Je conclue ce billet par l’observation suivante : S’il y a de plus en plus d’Anti-héros inventés, c’est pour que le lecteur s’identifie d’avantage aux personnages (Harry Potter ressemble à n’importe quel adolescent), et donc, pour qu’il puisse rêver encore plus, s’émerveiller encore et encore, en se mettant à la place du héros lors de sa lecture. (Au lieu de se jeter par la fenêtre, pour imiter Superman…)
Pour la création des anti-gros-méchants, je ne connais pas les raisons, peut-être que c'est pour ne pas faire trop peur aux enfants.


Bye Bye,

Dao de jing

En ce moment, je me sers du Dao de jing (ou Tao Të King, il y a une kyrielle de romanisation...) comme outil de travail pour écrire une nouvelle. Ce livre très ancien, texte fondateur du taoïsme, reste intéressant, surtout pour un occidental d'aujourd'hui, puisqu'il fournit une vision des choses en opposition directe à la philosophie des Magazines People (je suis allé la chercher loin, celle-là... Pfff...).


Trêve d'inepties, je vous fais part d'un des chapitres :

Trente rayons convergent au moyeu, mais c’est le vide médian qui fait rouler le char.
On façonne l’argile pour en faire des vases, mais c’est du vide interne que dépend leur usage.
Une maison est percée de portes et de fenêtres, c’est encore le vide qui permet l’habitat.

L’Etre donne des possibilités, c’est par le Non-Etre qu’on les utilise.

Chapitre XI, Dao de jing


Welcome, my Friends !

Il a fait quatre mille kilomètres à pied pour la retrouver, et maintenant il veut traverser la manche à la nage. Moi, quand tu es partie, je n’ai même pas été foutu de traverser la rue pour te rattraper…

Welcome ; émeut et épouvante à la fois. Il fait partie de ces films qui nous montrent une facette du monde souvent cachée par les médias.

L'histoire retrace le parcours d'un jeune irakien qui désire retrouver sa chérie en Angleterre, mais qui a des difficultés à passer la dernière frontière à Calais : la Manche. On y voit alors la politique draconienne contre l'immigration et les persécutions des policiers.

En voyant ce film, on peut se demander : "Fiction ou réalité ?". Il est clair que lorsqu'on va au bureau tous les jours, lorsqu'on ne se fait jamais agresser, lorsqu'on fait son shopping tous les week-end, lorsque les seules choses qui nous posent des problèmes sont nos histoires d'amour et notre manque de fric (si tu n'es pas Bouddhiste ou Stoïcien (ou Bill Gates, aussi, peut-être), tu en as jamais assez...), lorsque Monsieur l'agent de Police nous dit "Bonjour" sur la route, le radar caché derrière le dos, lorsqu'on a un foyer où dormir, eh bien, dans ces cas là, on se dit : "Merde, je ne peux pas me résoudre à tant de violence et de haine près de chez moi, chez les Ch'tis."

C'est vrai quoi, le monde n'est qu'amour. Tout le monde s'aime, tout le monde cherche son bonheur par la compassion, c'est connu. (je vais faire un stage à Dharamsala, cet été...) L'Homme a encore beaucoup de progrès à faire dans ce domaine.

En fait, ceux qui n'ont pas étés témoins de la façon dont les immigrés sont traités (comme moi) ne peuvent pas être sûrs de la véracité du film. Et en fin de compte, nous sortons de la salle heureux d'avoir vu un bon film qui touche nos sentiments et notre compassion, mais qui ne nous aide pas à sortir la tête de notre monde, il nous fait juste douter.


C'est un film que je conseille, au revoir.

dimanche 15 mars 2009

Premier Billet


Voici mon premier blog (et peut-être le dernier). Je teste, et j'apprécie le mode de fonctionnement.


Le problème est de connaître l'utilité d'un blog.
Raconter sa vie a-t-il un sens ? Et est-ce que notre vie a un sens, au fond ?
Est-ce que dans la construction d'un blog, le créateur a un espoir de rencontrer d'autres gens ? Est-ce un faux espoir ?
Le créateur veut-il s'affirmer dans cette entreprise ? C'est irraisonné, puisqu'il y a des millions de blog sur la toile ; comment se faire remarquer dans une masse d'innombrables blogs ?
Il n'y aura que ses amis, et les amis de ses amis, qui se baladeront de temps en temps sur son blog, ce qui ne fera pas de nouvelles rencontres, et il racontera sa vie à tous ses amis (qui la connaissent déjà partiellement). Mais il pourra le faire de manière massive et plus explicite. (Assez pratique pour les fainéants ou ceux qui sont taciturnes)
Le blogger veut-il bénéficier d'un "journal intime" peu intime mais qui a la caractéristique d'être dactylographié et simple à illustrer ?
Est-ce une façon de mettre à plat ces idées ?

Et caetera...



Tant de questions dont la plupart des personnes se foutent royalement.

Et je vais les ignorer aussi, ces questions. Car je suis là, en train d'écrire, en tant qu'être humain curieux de voir ce que peut fournir ce "service de Google" ; je fais l'empiriste, je teste, point à la ligne.
Et je verrais bien le résultat lorsque ma plume numérique aura maculé, sans se poser de questions, ce blog de mes écrits peu passionnants.



A la prochaine,