mardi 3 mai 2011

Thor

Je vais prendre beaucoup de plaisir à commenter ce film. Oui, parce qu’il faut reconnaître que c’est un film. Il y a des acteurs, des caméras, des scènes… Et il y a même un distributeur. Pour dire.

Quelle n’est pas ma joie, chers lecteurs, de vous parler de ce chef d’œuvre Hollywoodien ! Car dans ce film, il y a tout le meilleur de l’industrie cinématographique. On y retrouve la pureté stylistique des premiers Power Rangers, la légèreté et finesse de Vin Diesel, l’intelligence des répliques de Jean-Claude van Damme, et le sens de l’autodérision de Chuck Norris… On y retrouve même le talent de Quentin Tarantino qui brille par son profond absentéisme. Tout ceci, évidemment, comme de plus en plus, est enrichi par la sous-culture geek, telle que Facebook et Apple qui croquent un bon morceau du film.

Est-il vraiment nécessaire que je vous fasse un bref résumé du film, alors que la bande-annonce, en trente secondes, vous résume toutes les facettes du scénario ? Soit… L'histoire d'un dieu banni sur terre après la traitrise de son frère. Si je devais ajouter une critique constructive à la narration, je dirais que la façon qu’a choisie le réalisateur pour aborder les mythologies scandinaves fut tellement bien pensée, qu’à côté, un Stargate semble réaliste avec ces dieux égyptiens.

Tout ce que j’espère est que le prochain film traitant des Avengers, c'est-à-dire Captain America, soit d’une réalisation relativement plus réfléchie, et crédible...


PS : ceci est un pastiche de Gaspard Proust.

mercredi 30 mars 2011

Le Bardot des mots

Petit texte oral de François Morel, retranscrit par mes soins :

"Comme l’oryx de Libye, l’ours blanc, l’hippopotame, ou la gazelle du désert, les mots sont une espèce en voie d’extinction. Petit à petit, sans qu’on n’y prenne garde, des mots meurent, dans l’indifférence générale. On devrait se recueillir sur la tombe du mot inconnu, tombé au champ d’honneur de nos conversations frivoles. On devrait rendre hommage aux mots, qui n’ont pas démérité, mais qui disparaissent un jour parce qu’ils ne servent plus à rien, ni à personne.

Les mots sont une catégorie en voie d’exclusion. C’est la crise, on n’y peut rien. Les mots sont au chômage quand on ne les emploie plus, et finissent par mourir sur le trottoir de nos indifférences. Sur des cartons pathétiques, on peut lire des appels au secours : "Cénobiarque", oublié. "Calomniographe", inemployé. "Grimauderie", sans ressources. C’est triste, je sais bien. Mais que voulez-vous ? On est tellement sollicité... On ne les regarde même plus, ces mots à l’agonie.
Le ciel, plus jamais, ne sera nubileux…"