mardi 14 avril 2009

Bangkok Dangerous


A peine le film est sorti en DVD et Blue-ray dans nos chers-magasins-qui-nous-apportent-et-nous prennent-tant, que la crise entre les Jaunes et les Rouges, après une mi-temps de quelques mois, reprend de plus belle à Bangkok.
Je ne ferais pas de comparaisons entre ce film relativement mauvais et banal (il y a une seule nouveauté face aux autres films actuels de tueur à gage : c'est un amour platonique avec une femme muette) et les soulèvements de Bangkok, mais il est vrai que leur coïncidence m'a tapé dans l'œil.

La Thaïlande est à l'honneur sur les télévisions françaises !
Qui n'a pas entendu parler de la "stabilité" de ce pays gouverné par un roi qui a déjà connu 17 tentatives de coups d'état ? Les affrontements politiques, et maintenant urbains, entre les Jaunes (les royalistes) et les Chemises Rouges (issues de classes sociales moins élevés) font peur au tourisme. Il y a des morts ; l'armée n'a pas pu s'empêcher de tirer des coups de feu.

Ce qui est marrant, et faut avoir un sens de l'humour particulier, c'est de voir qu'aux JT français, on parle des chemises rouges, et des morts, pour montrer : "Oh, ils sont méchants, les asiatiques". Mais à côté de ça, ils n'expliquent pas les causes de ces soulèvements ! C'est dommage, parce que s'il y a bien un truc d'intéressant, c'est cette lutte des classes sociales. Et je dis ceci sans être Marxien !
Non ! Eux, ils préfèrent s'attarder sur le nombre de morts, ça parle plus aux gens. Oui, les morts parlent ! Et c'est là où c'est drôle, puisque lorsqu'on regarde notre histoire, la révolution française surtout, on parle plus de la politique et des libertés instaurés que des milliers de morts causés.

Mais chez les étrangers, on parle toujours des morts, et pas trop de politique et de social. Pourquoi doooonc ? Il y a plusieurs possibilités...
Soit les journalistes n'y connaissent pas grand-chose (n'étant pas citoyens de ce pays, et donc peu capables de juger sa politique) et, préférant ne pas être attaquer pour mensonge ou partialité dans cette crise politique, se rabattent sur les chiffres et ce qui sautent aux yeux. (comme l'hémoglobine d'un manifestant qu'une balle nous envoie...)
Soit les Français sont considérés comme des crétins, et donc, parler avec les sentiments est plus simple que de leur parler avec des bidules-machins-chouettes politiques.

Tchao.

4 commentaires:

  1. le francais n'est pas un cretin mais il est considéré comme tel. Il a bossé toute la journee et il regarde les infos le soir pour se tenir au courant de ce qu'il se passe, pas pour se creuser la tete a savoir qui a tort, qui a raison. Il veut juste des faits (peut etre a cause d'une habitude a avoir tout de donné facilement, ne plus a avoir a vraiment reflechir par lui meme). Mais bon les televisions arreteraient d'infantiliser les gens, on deviendrait un peu plus responsables peut etre et on reflechirait vraiment, au lieu de raler uniquement quand un pbe derange notre petite personne. Eh oui la solidarité a une tendance a ne marcher que quand nos interets personnels sont en jeu. On a ete elevé comme ca c'est assez normal de ne pas reagir autrement. Ou alors faut etre vraiment desinteressé de nature et ca je sias pas s'il y en a beaucoup quand meme (comme dit Joey dans Friends (eh oui j'ai des sources tres recherchees qui ont qd meme ete reprise ds un cours de philo une fois tt de meme)) il n'existe pas d'action desinteressee.

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  2. Je suis d'accord avec toi, Céline.

    Citer Joey, quelle érudition !

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  3. ah tu as changé le nom c joli celui la aussi. C de qui ?

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  4. De moi. Non mais oh!
    Un blog aux idées bêtes doit forcément se procurer un nom animal.

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